KÄFIG embrase le Grand Théâtre de Québec !

Les danseurs de la troupe de danse Kafig
Les danseurs de la troupe de danse Kafig

Les 11 danseurs d’origine brésilienne de la troupe KÄFIG ont séduit, réchauffé et soulevé l’enthousiasme des spectateurs. Présentant deux chorégraphies au public, les danseurs issus de milieux populaires brésiliens offrent une performance joyeuse, poétique, lyrique qui plaît et enchante l’esprit et le cœur.

Fondé en 1996 par le jeune chorégraphe lyonnais Mourad Merzouki, d’origine algérienne, cette compagnie de danse, KÄFIG, signifiant cage en arabe et en allemand, amalgame avec énergie et fougue des rythmes et du vocabulaire de danse hip-hop, de la samba, du break danse et de la bossa nova, entre autres. Durant plus d’une heure, d’énergiques et jeunes danseurs vous entraînent dans des tableaux joyeux, festifs, théâtraux et poétiques. Une première chorégraphie Correira illustre la course contemporaine avec le temps. Or, les trouvailles, les idées du chorégraphe sont superbes et atteignent une véritable dimension poétique qui trouve sa place au sein d’une frénésie hip-hop, virile mais chaleureuse, peut-on dire.

La deuxième chorégraphie, Agwa est axée autour du thème de l’eau. Avec une simplicité étonnante, en utilisant de simples gobelets, un peu d’eau et avec un jeu d’éclairage adéquat, le chorégraphe nous amuse, nous réjouit et nous émeut aussi. C’est globalement d’une telle créativité et d’une telle performance de la part de tous les 11 danseurs que les spectateurs dans la salle vont plusieurs fois spontanément applaudir le spectacle au cours de la chorégraphie. À la fin, c’est le triomphe des danseurs qui avec les applaudissements rythmés de la salle vont achever la finale du spectacle.

 

Les danseurs de la troupe de danse Kafig
Les danseurs de la troupe de danse Kafig

Par la suite, il y aura un rappel aussi scandé par les applaudissements des spectateurs. Contribuant au plaisir du spectacle, notons la joie simple mais belle et exubérante des danseurs qui s’exécutent. Leur plaisir est tellement communicatif qu’ils nous réjouissent et nous réchauffent le cœur et l’esprit en ce printemps lent à se faire beau et chaud. Bravo au chorégraphe et aux danseurs de la compagnie !
Notons que les musiques toujours très appropriées empruntent à l’Afrique, au classique, à l’électronique et aux rythmes du hip-hop. Quant aux éclairages, ils sont magiques et tellement justes.

www.grandtheatre.com

www.kafig.com

crédit photos; Michel Cavalca