Entrevue avec Pascal Perreault

Pascal Perreault

Pascal Perreault

ENTREVUE 

C’est en 2011 qu’il ira chercher sa formation en gérance d’artistes ainsi qu’une seconde formation en sonorisation de scène. Âgé alors de 35 ans, Pascal venait de prendre la décision la plus importante de sa vie, se consacrer entièrement à la musique. En tout il aura été en retrait du monde artistique pendant près de 10 ans, mais il chantera tout de même dans certains bars de la région en tant que chansonnier afin de garder la main.  Aujourd’hui, il est en processus d’écriture souhaitant lancer un mini album au printemps 2013. Rencontre avec l’artiste et maître d’œuvre de Québec en Compos… 

La première fois que tu as chanté en public.  C’était lors d’un festival d’hiver local. Ma mère, depuis le temps que je me souvienne, a toujours chanté dans les chorales paroissiales. Cette fois, elle travaillait sur le Carnaval de Saint-Émile et ils cherchaient des figurants pour une mise en scène douteuse où je devais me présenter en imperméable et chapeau pour faire les chœurs de « Cash City » de Luc De Larochellière. Encore aujourd’hui je ne comprend pas le lien entre l’imperméable et « Cash City », mais bon… 

Comment as-tu appris à jouer de la guitare ?  Chez moi, ma sœur et ma mère jouaient de la guitare. Moi c’était la batterie, un instrument salutaire pour un ado en recherche constante de défoulement, mais je n’étais pas très bon. Par la force des choses, j’ai vendu le drum après avoir eu mon band de garage, Les Rocker’z…un peu kitsch non? Mais c’était plus pour rigoler qu’autre chose. Dès ce moment, j’ai appris la guitare tout naturellement en regardant ma sœur et en pratiquant les leçons que me poussait ma mère. 

Ton plus beau moment sur scène.  Je ne pourrais dire que c’était le plus beau, mais plutôt le plus grisant. Mon premier contrat de chansonnier. Un ami à moi était un client régulier du bar sportif Chez Stanley et après avoir entendu le gérant mentionner qu’il cherchait un chansonnier, il ne m’a pas laissé le choix. Je vous jure que la salle était pleine à craquer. Ma nervosité était tel que je me suis assis à côté du banc sur scène pour me retrouver couché sur le dos avec ma guitare. Mais une fois ce dur moment passé, j’ai eu une révélation… c’est intense le buzz du premier show. 

 

Pascal Perreault

… Et ton pire ?  Un contrat privé dans une cabane à sucre en Beauce. Croyant faire plaisir à son mari, une femme m’avait demandé d’animer la soirée d’anniversaire. Je lui avais pourtant envoyé mon répertoire, mais je crois qu’elle n’y avait pas jeté un oeil. Premièrement, il n’aimait absolument pas les chansonniers et deuxièmement, il ne voulait que du country-western, ce qui est à des milles de mon répertoire. Une soirée qui a duré 30 minutes! 

À quel âge as-tu écrit ta première chanson ?  Quand j’ai commencé à apprendre la guitare, c’est en écrivant des chansons… c’était plus motivant pour moi de créer. Tout au long de mon secondaire j’écrivais déjà beaucoup de textes, mais une chanson complète – avec paroles et musique – c’était vers 17 ans. 

Sur quoi tu écris…?   Qu’est-ce qui t’inspire ?  La vie, l’amour, mon rapport avec le temps, mon espace.  Je suis quelqu’un qui s’ouvre difficilement quand ça compte. En fait, je suis ouvert à tous les sujets et jamais fermé aux tabous, mais quand c’est pour dire ce que ressent vraiment, ce qui me blesse et me dérange, je passe par la chanson. 

Comment décrirais-tu ton style musical ?  Je crois que je cherche toujours mon identité artistique. Parfois je suis folk, parfois indie et parfois je frôle le country. J’ai un équilibre simple et complexe à la fois, jouant entre le cliché, le vaporeux et l’aérien. 

La chanson que tu aurais aimé écrire ?  C’est plutôt complexe comme question parce que j’ai vraiment de gros coups de cœur.  Mais s’il faut choisir, je dirais « The Great Escape » de Patrick Watson et « Au long de tes hanches », musique de Louis-Jean Cormier sur un poème de Gaston Miron pour le projet « Douze hommes rapaillés ». 

Qu’est-ce qui te faire craquer pour une chanson ?  Moi je suis un gars de paroles avant tout, ayant toujours trouvé que mon jeu de guitare n’était pas à la hauteur de ce qui se déroulait dans ma tête. Une chanson qui présente un équilibre parfait – selon mes goûts, on s’entend – entre l’émotion que le texte veut transmettre et la musique qui la propulse, ça me fait pleurer. 

Quelles sont tes influences musicales… ?  Les artistes qui te font vibrer ?  Je consomme énormément de musique québécoise. Et je dirais Daniel Bélanger, Karkwa, Vallière et Dumas. Et côté anglophone, je dirais que j’ai écouté énormément de Pearl Jam, Radiohead et Peter Grabriel étant plus jeune. Je dois dire je que m’inspire vraiment de tout. Aujourd’hui, il y a tellement de musique à découvrir via le net! 

Le meilleur spectacle que tu as vu de ta vie ?   Ian Kelly à L’Anglicane de Lévis. Je m’y suis présenté sans attente et après avoir presque trop écouté son album. C’est dangereux parce qu’on connaît les chansons par cœur et parfois un changement de l’artiste sur les arrangements nous déçoit parce qu’il nous déséquilibre et on se dit « Ben j’aimais mieux la version du disque… ». Mais là, il nous a jeté sur le cul par sa simplicité et son énorme talent!  

Il y a Patrick Watson aussi, mais c’était sur une scène extérieure cachée par des jaseux qui, de toute évidence, se foutaient de ce qui se passait en avant… alors je devrai retenter l’expérience en salle. 

Pascal Perreault

Plus « paroles » ou plus « musique » Paroles et musique….  Les deux sont indissociables selon moi. 

En « français » ou en « anglais » Je n’ai plus de préférence.  Avant j’aurais dit français et certaines fois j’aimerais tellement maîtriser l’anglais plus que j’en suis capable maintenant. Souvent, le premier jet de mes chansons se fredonne en anglais jusqu’à ce que j’y colle un texte français. 

Pour ou contre « Cœur de loup » ?  Pfffffff!!! La seule chose qui me dérange avec cette chanson, c’est que maintenant la clientèle se fout éperdument de la toune. Le running gag c’est de crier à tue-tête « Cœur de Loup ». C’est ça qui est insupportable, mais VRAIMENT insupportable. Je ne crois pas jouer cette chanson plus que « Juste une p’tite nuite » ou « Sweet Home Alabama », par exemple. 

De quoi veux-tu que les gens se souviennent à propos de toi ?  Ben en fait, c’est vraiment une question qui m’embête. Juste les bons moments, parce que je ne suis pas vraiment agréable quand ça va mal. 

À quoi peut-on s’attendre le 11 octobre prochain ?  Pour ma part, je suis le producteur et je crois que j’aurai en masse de job!  Les quelques chansons que je ferai, je vais tenter de transmettre l’esprit et l’émotion de ces dernières.  Comme à leur création.  

Pour te rejoindre sur le web et écouter tes chansons. 

Sur Facebook : www.facebook.com/groups/pascalperreault 

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Venez rencontrer Pascal Perreault lors de l’évènement « Québec en Compos » le 11 octobre prochain à La Piazz avenue Cartier au 1147 avenue Cartier, Québec. Billets disponibles sur le réseau Billetech ainsi qu’à La Piazz Cartier et Grande-Allée au coût de seulement 12$…On vous attend! 

www.facebook.com/Quebecencompos  

QUÉBEC EN COMPOS est une présentation de Perreault Spectacles et Évènements 

Crédit photos : Gracieuseté de Québec en compos