Deuxième de la trilogie : Bori Malade (à Québec les 2 et 3 mai)

Deuxième de la trilogie : Bori Malade
Deuxième de la trilogie : Bori Malade

Sept mois à peine après Bori Balade, premier volet de l’étonnante et audacieuse trilogie entreprise par Bori, voici Bori Malade. Alors que le premier opus réunissait dix chansons intimistes, la deuxième offrande sort volontairement des sentiers battus pour explorer des avenues musicales singulières, pavées de textures sonores et vocales qui se chevauchent, se superposent, s’entrechoquent.

Pour ce second volet, Bori a littéralement travaillé comme un malade, se cloîtrant pendant deux mois dans son studio-laboratoire en France, seul derrière ses machines à surprises, passant de longues heures à composer, à déconstruire et à explorer, avec pour seules limites celles que lui imposaient son imagination et sa créativité.

Ici, pas de place pour les « Il faut que » et les « On ne doit pas » : il s’agissait de laisser les soupapes ouvertes et d’aller ailleurs, un ailleurs qu’on découvre à mesure qu’on y est. Si la plume de Bori a toujours su surprendre, force est de constater qu’elle atteint ici des sommets d’inventivité. Métaphores déroutantes, images singulières, inventions langagières : l’univers de Bori Malade obéit à ses propres règles et nous entraîne dans des lieux moins fréquentés.

Bori Malade, c’est entrer dans la tête d’un dérangé (Journée d’enfer), c’est jeter un regard d’une folle lucidité sur notre société (Le Riche et le Pauvre), sur « ce village planétaire de peuples d’étrangers » (T’y peux rien, à partir d’un texte de Charly Bouchara), sur la mort émotionnelle (Y a plus d’émoi en moi).

Bori Malade, c’est ausculter notre langue gangrenée dans l’incisive Je suis Français (2013), c’est faire un court métrage en chanson qui parle de sport par la bande (Peanut pop corn crème à glace), c’est faire le récit d’une rencontre amoureuse sur une musique industrielle (Avoir osé).

Bori Malade, c’est parler de celle qui n’est plus (oppressante Nelly, cosignée par Bori, Mélanie Noël et Antoine Chevrette), c’est une langue qui joue des tours (Tu ressembles d’un crapaud), c’est une chanson d’adieu comme il ne s’en fait pas (Avant de partir).

Sorti sain et sauf de cet exercice de fou, Bori entreprendra maintenant le dernier droit qui le mènera au volet final de sa trilogie, Bori Salade, un opus qui misera sur les collaborations artistiques.

 

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