Festival du Jamais Lu- La fête théâtro-litteraire continue

Le 12e Festival du Jamais Lu
Le 12e Festival du Jamais Lu

Le 12e Festival du Jamais Lu a démarré avec un feu d’artifice littéraire qui a marqué les esprits. La soirée d’ouverture réunissant 26 auteurs québécois sur la scène des Écuries a fait salle comble devant un public enthousiaste. Les soirées de lectures de samedi et dimanche, nous ont fait voyager entre poésie, stupeur, rire et tremblement. Toutefois pas d’inquiétude, le Jamais Lu a bien l’intention de continuer sur sa lancée.

Cette semaine débute avec une journée dédiée au jeune public. Lundi matin à 10hMarilyn Perreault présente son texte Entre A et C et il y a B. Une fable fantastique où dinosaures, big foot et truck géants se côtoient, le long de l’autoroute 20, au Madrid.

À 13h les élèves de 6e année de l’école St- Grégoire présente leur texte, Le quartierqu’ils ont écrit au cours de l’année avec l’aide de Pascal Brullemans. Une fresque touchante et pleine d’énergie comme on en a seulement à 11 ans, sur une ville fantôme en proie à de grands bouleversements culturels.

Enfin, la journée s’achève avec l’humour absurde et décapant de Mathieu Handfield. Son texte Le voleur de membres retrace l’histoire rocambolesque de Daniel. Un pauvre homme qui se fait voler ses mains, ses pieds et tout le reste de ses membres! Une métaphore brillante de l’apathie générale qui sévit…

Mardi soir à 20h, nous avons rendez-vous avec Sébastien Harrisson et son texte La cantate intérieure. Une rencontre qui aborde de manière intimiste l’appropriation de la mémoire collective. Une lecture qui bénéficie d’un casting de premier ordre : Marie Bernier, Dorothée Berryman, Stéphane Jacques et Jean-François Pronovost!

Benoît Drouin-Germain et Emmanuel Schwartz prendront possession des Écuries mercredi soir à 20h avec leur texte The Weight. Un texte qui joue sur deux tableaux : francophone et anglophone. Les auteurs ont décidé d’écrire à quatre mains pour raconter une odyssée amoureuse où les deux langues s’entrelacent langoureusement. Une pièce qui se joue des clichés habituels et qui aborde la question des cultures loin des débats politiques habituels.

Jeudi soir, soirée gourmande et festive qui traite avec humour des questions de l’identité et de l’immigration. L’auteure québécoise, d’origine égyptienne, Talia Hallmona, propose avec Pascal Brullemansune lecture-méchoui pour le plus grand plaisir de nos papilles. Pour l’occasion un agneau cuira toute la journée aux Écuries!

Enfin, on vous donne rendez-vous vendredi soir pour clôturer cette édition comme il se doit, c’est à dire en musique. Pour cette soirée, on a réuni trois auteurs français – Marion Aubert, Pauline Sales et Rémi De Vos – et les québécois Simon Boulerice et Evelyne de la Chenelière. Ensemble, ils vont écrire une pièce en dix épisodes en moins de 48h. Texte qui sera truffé des titres de leurs chansons favorites qui seront jouées le soir du bal. On écoute des textes, on danse, le tout jusqu’à épuisement des corps…

Ce sont donc cinq soirée colorées qui vous attendent cette semaine, autant de bonnes raisons de venir au Théâtre Aux Écuries voir et entendre le théâtre de demain!

Crédit photo : David Ospina