Mosaïcultures Internationales Montréal 2013 : La Terre-Mère d’espérance réconcilie l’homme et la nature dans leur interdépendance

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Dewatha, Ghislain Picard, Ginette Marotte, Lise Cormier, Michel Bissonnet, Yasumoto Suzuki, Riaz Sadoudine, Louis Roquet, Gilles Vincent, Charles-Mathieu Brunelle, Wadohandik
Dewatha, Ghislain Picard, Ginette Marotte, Lise Cormier, Michel Bissonnet, Yasumoto Suzuki, Riaz Sadoudine, Louis Roquet, Gilles Vincent, Charles-Mathieu Brunelle, Wadohandik

Le Jardin botanique de Montréal a inauguré hier l’édition 2013 de Mosaïcultures Internationales, qui fleurira cent jours durant pour se faner le 29 septembre prochain.

Plus de deux-cent artistes-horticulteurs issus d’une vingtaine de pays de par le monde ont composé pour l’occasion une cinquantaine d’œuvres poussant sur le thème Terre d’espérance retenu pour la cinquième édition de l’événement floral.

En ce premier jour de l’été, le directeur du Jardin botanique Gilles Vincent a convié ses invités, sécateur et guirlande de fleurs entre les mains, à ouvrir la voie à « l’émerveillement. »

Etaient présents :
Charles-Mathieu Brunelle, directeur d’Espace pour la vie.
Louis Roquet, président du conseil d’administration de Mosaïcultures Internationales.
Riyaz Saddudeen, représentant de Qatar Airways, société présentatrice de la compétition Mosaïcultures Internationales Montréal 2013.
Yasumoto Suzuki, maire d’Hamamatsu, ville hôte de la précédente édition de Mosaïcultures Internationales.
Michel Bissonnet, maire de l’arrondissement Saint-Léonard.
Pascal Bérubé, ministre délégué au tourisme.
Lise Cormier, présidente du Comité International de Mosaïcultures.
Ginette Marotte, mairesse de l’arrondissement Verdun.
Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Wadohandik
Wadohandik

En cette Journée nationale des Autochtones, ce dernier a remercié la communauté Mohawk d’accueillir Mosaïcultures Internationales Montréal 2013 sur ses terres ancestrales.
Après avoir présenté son Teuaikan, tambour traditionnel Innu confectionné en peau de caribou et en bois de bouleau symbolisant l’harmonie entre les règnes humain, animal et végétal, Ghislain Picard a introduit Steeve Gros-Louis.

De son vrai nom Wadohandik, le chef Huron a, entouré de sa femme Niva Sioui, de son fils Dewatha et de sa fille Keyara, entonné une danse traditionnelle célébrant de concert la nature Terre et la maternité Mère.

C’est d’ailleurs en se tournant vers les Premières Nations et l’étroite relation entre l’homme et la nature qu’ils entretiennent avec la Terre-Mère que le thème Terre d’espérance a éclos.

Chaque œuvre en « compétition amicale » pour les Grand Prix d’honneur du jury international et Grand Prix du public Qatar Airways est ainsi vouée à insuffler avec des fleurs un sentiment de beauté et de fragilité.
De cette matière vivante émane un supplément d’âme invitant à communier avec la vie, l’événement estival valorisant avec art la nature en un « miracle réussi ».

Les bénévoles parsemés tout au long du parcours d’à peu près deux kilomètres auront à cœur de délivrer aux visiteurs le sens et l’histoire à la racine de chaque composition.

L'homme qui plantait des arbres
L’homme qui plantait des arbres

Hors compétition, des œuvres primées lors des précédentes éditions ont été replantées à Montréal, réinterprétées.

Issue de la culture autochtone nord-américaine, La Terre-Mère s’inspire du discours prononcé en 1854 par Seattle, chef de la tribu des Duwamish, qui appelait l’homme blanc à aimer la nature autant qu’elle l’aime lui. Véritable tableau vivant, La Terre-Mère donne à voir un spectacle envoûtant, ses mains tendues avec bienveillance encourageant à prendre autant qu’à donner.

L’homme qui plantait des arbres est une relecture canadienne en trois dimensions du personnage de fiction d’Elzéard Bouffier, berger qui sème des glands dans le sol d’un terrain désolé. Présent hier, Frédéric Back, qui en 1987 a réalisé un film d’animation reprenant le récit de Jean Giono, a été applaudi comme « la muse » de cette création.

L’arbre aux oiseaux est une autre installation canadienne mettant en scène un arbre d’une quinzaine de mètres de hauteur sur lequel sont perchés une cinquantaine d’espèces volatiles menacées prêtes à s’envoler pour échapper à l’extinction.

Venue de Chine, Une histoire vraie ! est une réalisation emplie de poésie qui raconte comment un jour une jeune fille repêcha une grue à tête rouge piégée dans un marais avant d’y plonger à son tour.

Mosaïcultures Internationales 2013 Montréal propose d’autre part des activités ouvertes à tous.
Les Mosaïcultures animées, l’œuvre collective et les conférences participatives vous donneront entre autres l’opportunité de prendre part à l’élévation d’un mur végétal, d’observer les règnes animal et végétal, d’en apprendre davantage sur la biodiversité et de vous servir de vos mains (vertes) le temps d’ateliers mettant en avant la biodiversité.

La Terre-Mère
La Terre-Mère

Terre d’espérance, c’est ainsi un appel de Mère Nature ; un appel à la paix entre ses enfants de règnes différents qui passe par l’art de l’horticulture.

En appliquant cette politique de vivre ensemble à tous les à-côtés matériels de l’événement, Mosaïcultures Internationales Montréal 2013 se positionne comme le plus grand événement écoresponsable au Québec, et pousse à « faire aimer à planter des arbres », selon la formule de Jean Giono.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du Jardin botanique de Montréal.

Crédits photographiques : Augustin Charpentier