Entrevue avec les artisans du film Le Mirage qui sortira le 5 août prochain !

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Patrice Robitaille, Julie Perreault, Louis Morissette, Christine Beaulieu, Ricardo Trogi pour le film Le Mirage
Patrice Robitaille, Julie Perreault, Louis Morissette, Christine Beaulieu, Ricardo Trogi pour le film Le Mirage

Le très attendu long métrage Le Mirage (écrit par Louis Morissette et François Avard et réalisé par Ricardo Trogi) prendra l’affiche partout au Québec dès le 5 août prochain. L’équipe du film est allée rencontrer le public partout en province avec plusieurs avant-premières, dont une à Québec, et j’ai rencontré les artisans du film pour qu’ils me parlent de leur expérience de tournage.

Mon appréciation du film se trouvera sur ce site dès le 31 juillet.

Synopsis

Le Mirage relate le quotidien de Patrick, sa petite famille et les gens qui l’entourent, tous en quête du « bonheur ».  Ce fameux bonheur, état de grâce où tout doit se conjuguer : travail, maison, famille, amis…Patrick, comme tant d’autres de sa génération, semble puiser son bonheur dans le regard que son prochain pose sur lui, le poussant vers un objectif qui n’est pas le sien. Pris dans l’engrange de la surconsommation, la vie finit par le rattraper et lui rappeler qu’il ne devient pas l’homme qu’il souhaitait. 

Louis Morissette
Louis Morissette

Louis Morissette (Scénariste, coproducteur et rôle de Patrick)

La bande-annonce n’est pas vraiment représentative du film. Le Mirage c’est beaucoup plus que ça, plus profond. Pourquoi?« Quand vient le temps de vendre un film, les distributeurs veulent que ce soit drôle, pour amener les gens en salle. Oui, il y a une portion plus introspective et dramatique au Mirage, mais si tu l’amènes dans la bande-annonce, les distributeurs ont peur de déprimer les gens. Ils misent les attirer avec la comédie pour les séduire avec le reste du film par après.» 

Vous avez écrit le scénario et vous jouez dans le film, mais sans le réaliser. Est-ce difficile de laisser quelqu’un d’autre s’approprier son scénario et devoir potentiellement le modifier?« C’est sûr que le réalisateur, ça demeure le grand leader sur un plateau. Ricardo a une vision et un instinct très fort. C’est sûr qu’au départ je lui ai fait lire le scénario pour voir comment il le recevrait, ce qu’il en comprendrait. Et quand j’ai vu qu’on était sur la même page alors je savais que ça fonctionnerait. C’est sûr qu’il y a eu des moments, des scènes, des répliques où on n’était pas d’accord. Mais j’ai compris, à travers mes années de producteurs à collaborer avec plusieurs créateurs, qu’il y a un moment où tu défends ton point, mais il faut que tu respectes la création des autres. Et à moins d’être absolument certain, de défendre un point crucial, un moment charnière de ton affaire, des fois, il faut que tu en laisses passer. Surtout, il faut se rappeler que ce gars-là je l’ai engagé parce que je le trouve bon et il a prouvé qu’il connait son métier, alors il faut que j’y fasse confiance. »

Et au final, est-ce que c’est le film que vous aviez en tête qu’on retrouve sur l’écran? « C’est une excellente question. Je suis extrêmement confiant pour ce film. Pas parce que c’est un film parfait ou qu’il va plaire à tout le monde. Je suis confiant parce qu’il n’y a pas une scène que j’enlèverais, ou pas une réplique que je ne garderais pas. Généralement, les produits que je fais, comme les bye-bye, ou les spectacles de scènes, j’aime bien les roder devant du monde, pour avoir leur opinion, être sûr que ça leur plaira. Alors pour ce film, j’ai voulu aussi faire des focus groups (public test).  Mais à la fin du montage avec Ricardo, on a convenu que non, ce n’était pas nécessaire. Je ne vois pas ce que le public pourrait me dire pour me faire changer d’idée. Parce que c’est ça exactement que je voulais dire, c’est l’histoire que j’avais à raconter.» 

Pour écrire ce scénario, vous avez eu comme collaborateur François Avard. À quel niveau vous a-t-il aidé à l’écriture?« François travaille avec moi depuis une quinzaine d’années. C’est la personne qui me connait le plus d’un point de vue professionnel. Il sait quand je suis inspiré, ou paresseux. Il connait mon style, mon ton, ce que je veux dire, mes intentions. C’est mon mentor et en ce qui me concerne, je le considère comme le meilleur auteur au Québec. Donc, pour ce scénario, je lui ai exposé ce que je voulais faire et lui, il me questionne, me remet en question, me challenge. C’est mon sounding board comme on dit, en plus d’apporter de très bonnes idées. Si par exemple il lisait un bout de texte. Il me demandait : qu’est-ce que t’entends par telle scène, telle réplique….? Et je luis donnais mon point vue. Et il pouvait répondre : C’est intéressant comme point de vue, sauf que ce n’est pas ça que je retrouve sur le papier, ce n’est pas ce que je reçois quand je le lis. Je lui dois beaucoup dans ma carrière.» 

Pourquoi devrait-on aller voir ce film Le Mirage?  « Parce que c’est un bon film, il a plusieurs niveaux. Il va vous faire rire, vous faire réfléchir. Parce que le divertissement peut aussi s’accompagner de quelque chose qui nous atteint dans nos têtes, dans nos cœurs et dans nos tripes. Et je pense aussi qu’après, si tu vas voir ce film en couple, tu peux avoir une discussion dans l’auto. Soit cela va vous permettre de discuter et même crever un abcès, ou encore vous entrainer à aller faire l’amour. C’est un des deux. » 

Le message que tu veux passer avec ce film? « Il y a toujours de l’espoir et on peut toujours se prendre en main, et espérer le bonheur et prendre les moyens pour y arriver.» 

Ricardo Trogi
Ricardo Trogi

Ricardo Trogi (réalisateur)

Partir d’un scénario écrit par l’acteur principal du film, est-ce que ça change la façon de réaliser un film? Il y a la vision du scénariste et celle du réalisateur qui peuvent différer non ?« Je ne sais pas si j’ai réalisé différemment, mais une chose est certaine, avant d’accepter ce projet, je me devais de voir si j’étais le public cible de ce scénario. À la lecture, j’ai tout de suite vu que ça me parlait beaucoup. Après 40 pages, j’étais pas mal sûr de dire oui. Je reconnaissais plusieurs facettes de ma vie, j’étais embarqué dans l’histoire.  Ensuite, vu que c’est Louis qui m’a appelé, je me suis dit qu’il voulait quelqu’un d’expérience pour l’aider à rendre son film possible. Et en collant nos deux noms, on peut espérer avec l’encouragement des institutions. Par après, quand vient le temps de régler des détails, s’il y a un truc qui m’embête, il n’y a aucune chance que je ne le dise pas. Et Louis, je pense, respecte ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, alors, j’avais une écoute de sa part. C’est sûr, au fil du temps, il y a eu des choses qui ont changé et Louis a toujours accepté de retravailler le texte. Il a été très collaborateur. Même les scènes à couper, tout a bien été géré. Pas de chicane entre nous.» 

Est-ce que vous seriez prêt à refaire l’expérience à nouveau avec Louis? « Sûrement. Sauf qu’il n’en demeure pas moins qu’en cinéma, ma priorité c’est ce que je fais. Et là, je travaille au scénario de 1991. Et je vais essayer de voir à ce que ce soit fait l’année prochaine idéalement. Il faut juste que mon scénario soit de qualité pour permettre aux institutions de m’encourager, car il va coûter plus cher dû au fait que je tournerais pas mal en Europe.» 

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous en tant que réalisateur?« Ce fut de me mêler de mes affaires. Ce fut d’endosser l’histoire complètement. Car c’est sûr que sur un scénario de 100 pages, oui je me reconnaissais dans plusieurs choses, mais pour d’autres, j’ai dit à Louis, c’est moins moi. Et comme je suis habitué de travailler sur des scénarios où c’est moi jusqu’à la fin, là j’ai eu un peu de difficulté. Dans ce cas, ça reste plus stressant. Mais au final, il y a eu peu de moments de ce genre. » 

Pour le choix des acteurs, cela s’est fait comment?« En collaboration avec Louis. Et ça, je le fais sur tous mes projets. Je veux toujours m’entendre sur le choix des acteurs avec le consentement des auteurs. Donc, pour les personnages de Julie et Christine, elles ont passé les auditions, mais j’avais d’autres possibilités en tête aussi. Sauf que rapidement j’ai vu que Christine, je la voulais pour le rôle de Roxanne pas mal au début des auditions.» 

Pour la musique du film, il y en a beaucoup et j’ai adoré. «Il y a environ 4 ou 5 bonnes pièces et j’ai aussi des morceaux de musique classique qui reviennent, pour des raisons comiques. Et je dois dire que je suis très content de la pièce dans le générique de fin, par Louis-Jean Cormier. Ce gars-là a modifié sa chanson qui est sur son nouvel album, juste pour nous. On l’avait approché avant que son album sorte et il nous a ouvert son album et nous a dit de chercher là-dedans si quelque chose ferait notre affaire. Quelle générosité de sa part! Et là, on a trouvé cette pièce dans laquelle un des paragraphes ne fittait pas avec notre histoire. Il a été très bon collaborateur et il a adapté la chanson pour le film. Et sa voix est belle en plus. C’est parfait pour le générique et j’espère que les gens vont rester dans la salle pour écouter les paroles de cette chanson.» 

C’est agréable aussi de voir qu’il y a un bout du film qui a été tourné à Québec. Était-ce le choix de Ricardo de tourner à Québec? «Non, mais s’il n’y avait pas eu de scène à Québec, j’aurais peut-être essayé de venir en faire quelques-unes ici. Mais je pense que ce n’était pas un problème pour Louis de venir à Québec, car il trouve lui aussi que c’est une belle ville.» 

Julie Perreault
Julie Perreault

Julie Perreault (Isabelle)

Vous avez un rôle qui n’est pas très flatteur dans ce film. Est-ce que c’est dur pour l’égo de jouer une fille qui se sent plutôt moche, en déprime et qui se compare aux belles filles autour?« Sur l’égo, non pas du tout. La beauté de mon travail c’est de pouvoir incarner justement des femmes que je ne suis pas et je ne porte aucun jugement sur elles. C’est sûr que de me voir sur grand écran, alors que je ne suis pas maquillée c’est un peu un choc. Et durant le tournage, entre les scènes, je ne me regardais pas dans le miroir. Même mon chum, en me voyant arriver à la maison me trouvait méconnaissable sans maquillage et l’air déprimé suite au tournage. Mais au final, cela sert le film et mon personnage, qu’elle ait l’air fatigué et moche. Et pour moi, cela fait partie de la transformation.» 

Et qu’est-ce qui vous plaisait dans l’idée de jouer dans ce film? « Ce qui me plaisait, c’était de jouer avec Louis, c’est un ami, on a beaucoup travaillé ensemble. Et il m’a fait lire son scénario depuis le début du processus. Aussi j’aimais ce personnage comme je le racontais tout à l’heure et pour Ricardo, cela faisait longtemps que je voulais travailler avec lui. Mais même si Louis me voyait dans ce personnage dès le départ, j’ai quand même passé par le processus d’audition pour que Ricardo puisse lui aussi juger si j’étais la meilleure pour le rôle… J’aime aussi le fait que ce film est un bon portrait du jeune couple contemporain qui vit des situations qu’on a tous un peu vécu ou vu autour de nous à divers degrés. »

Et comment était-ce sur le plateau de tournage avec Ricardo ? «Ricardo a tellement besoin d’attention, qu’il prend plus de place que nous les comédiens.  D’habitude, sur un plateau, quand j’ai un rôle principal, j’ai tendance à animer l’équipe entre les prises, même si je suis fatiguée. Mais sur le Mirage, j’étais en congé. Je m’assoyais et je laissais aller Ricardo.  Et il est tellement agréable Ricardo. J’ai retrouvé sur ce plateau, le plaisir du jeu. Ricardo travaille beaucoup à l’oreille, avec la musique du dialogue. Et comme c’est une comédie en partie, il y a un certain rythme à respecter, que je connais moins, J’ai été plus attentive à Ricardo et ses méthodes de travail, car je savais que cela servirait cette histoire-là et sa façon à lui de la raconter.» 

Avez-vous eu des scènes plus difficiles que d’autres à jouer? Des scènes intimes par exemple? «C’est sûr que des scènes intimes, pour moi ça me gêne, alors c’est juste que je dois passer par-dessus mes pudeurs. Mais cela reste un moment difficile à passer et c’est bien d’avoir des défis à surmonter, alors on y va à fond et dans le plaisir.» 

Avez-vous des projets sur lesquels vous travaillez dont vous pouvez me parler? « Je viens de terminer de tourner Les jeunes Loups qui seront à l’antenne en janvier. Puis, je vais débuter le tournage de 30 vies en septembre. » 

Christine Beaulieu
Christine Beaulieu

Christine Beaulieu (Roxanne)

Parlez-moi un peu de votre personnage et des défis qu’il représentait pour vous ce rôle. «Le personnage de Roxanne est assez particulier et représente un bon défi. À prime à bord,  on peut la voir très en surface. Elle peut avoir l’air superficiel, car elle s’est fait refaire les seins entre autres. Donc, pour moi, c’était un beau défi que de la rendre la plus vraie possible, à l’aise avec elle-même et sans qu’elle soit vue juste comme un objet, sans qu’on la juge. Et ce défi est double pour moi, car je ne suis pas du tout comme elle dans la vie. J’ai de faux seins pour le tournage par exemple. Et moi, Christine Beaulieu,  je suis plus sportive, style garçon même et donc, j’ai dû aller dans une féminité qui ne m’est pas aussi naturelle. J’avais une certaine pudeur que j’ai dû mettre de côté.» 

Parlez-moi du tournage, comment cela s’est-il passé? «Il y avait une vraie belle chimie dans l’équipe. Comme Louis, j’avais travaillé avec lui sur C.A. et j’avais adoré. Donc, pour moi c’était agréable de rejouer avec lui. Une des scènes dont je suis fière justement, que j’ai joué avec Louis, c’est celle de la visite du chalet, qui a été une des plus grosses scènes que j’ai eue à faire jusqu’à maintenant. Et je crois qu’elle marche cette scène, car Louis et moi on est vraiment connecté ensemble. Pour la jouer avec véracité, on a lâché le texte et on s’est laissé aller. Ricardo m’a dit d’improviser une visite du chalet et c’est ce que j’ai fait. Et je pense qu’au final la scène est très réussie et réaliste.» 

Dans le film, cela parle de surconsommation, de problèmes de couple et de famille entre autres. Est-ce que cela a engendré des réflexions et questionnements en vous? « C’est sûr que ça amène des réflexions. Bon je n’ai pas encore d’enfants, alors je ne suis pas rendu là pour la famille, mais pour les besoins matériels, c’est sûr que ça fait réfléchir. Est-ce que j’ai besoin de tous ces trucs matériels? Ce film est là pour nous ramener à l’essentiel. À nous questionner sur ce dont on a vraiment besoin pour être heureux? D’arrêter de déplacer nos besoins sur des patentes inutiles. Si le film réussit à faire réaliser aux gens qu’ils perdent peut-être du temps, de l’argent et de l’énergie dans les mauvaises considérations, alors tant mieux.» 

Avez-vous d’autres projets sur lesquels vous travaillez dont vous pouvez me parler?« Oui. J’ai tourné sur la série Mon ex à moi, puis je serai dans La marche à l’ombre de Francis Leclerc. C’est une série dramatique et je joue une policière. J’ai une queue de cheval et je suis bête! Cela fait changement de ce rôle tout en féminité et sensualité. J’ai aussi tourné pour les galas Juste pour rire qu’on verra l’an prochain, je crois, à la télé. Pour ces galas, il y a des fictions qui ont été tournées pour être intercalées à travers les divers numéros. C’est Jean-Nicolas Verreault et moi qui faisons des enquêteurs et on arrête les divers humoristes dans leurs vices. J’ai aussi de petits rôles dans diverses autres séries télé ou film. (La Théorie du KO, Boomerang, Blue Moon et le prochain film d’André Forcier).»

Patrice Robitaille
Patrice Robitaille

Patrice Robitaille (Michel)

Parlez-moi un peu de votre personnage. Comment le décririez-vous ? «Michel est le meilleur ami de Patrick (Louis). Il a une blonde dont il est très amoureux. En fait, mon personnage, avec sa blonde, forment un couple bien assorti, simple qui s’assume bien. Ils sont le révélateur du couple formé par Patrick et Isabelle, qui eux sont moins bien assortis et passent des moments difficiles. Et naturellement, ils se comparent un peu à notre couple.»

Qu’est-ce qui vous plaisait dans l’idée de jouer dans ce film? «Ce qui me plait quand j’embarque dans un projet, c’est d’abord la gang. Je prends en considération la personne qui a écrit le projet, la personne qui le réalise et les gens avec qui je vais jouer. Donc Louis et Ricardo sont deux personnes que je connais bien, leur rigueur et les efforts qu’ils mettent dans leurs projets, alors ça me plaisait et à la lecture du scénario, j’ai vu tout de suite que l’on pouvait faire un très bon film avec ça. Ce que j’aimais dans ce scénario et dans la relation de ces deux couples, c’est qu’en façade, ensemble, on est courtois, on échange de bons moments, mais dès qu’on se retrouve chacun chez soi, on bitch un peu l’autre couple et vice et versa.»

Et parlez-moi de votre partenaire de couple dans le film, Christine Beaulieu. «J’ai adoré travailler avec elle. En regardant le film pour la première fois, j’ai beaucoup observé le travail de Christine, autant durant le tournage qu’à l’écran. Je trouve qu’elle a fait un super travail. Elle a décidé de ne pas juger son personnage, ce que d’autres actrices auraient pu faire. Elle l’a assumé pleinement de jouer cette femme, bien dans sa peau.» 

Pourquoi aller voir ce film, à votre avis ? «Le mirage c’est une comédie dramatique. On débute assez drôle, puis cela devient introspectif, puis plus dramatique. C’est un film où les gens vont pouvoir s’identifier à l’un ou l’autre des personnages. On se reconnait ou du moins on reconnait des personnes de notre entourage, ou on voit des similitudes avec certains de nos comportements assurément. C’est un film qui va nous faire réfléchir en sortant de la salle, nous remettre en question un peu. Et si vous allez le voir en couple ou entre amis, cela va sûrement générer des discussions après.» 

Galerie de photos de la séance d’entrevues : https://www.flickr.com/photos/infoculturephotos/sets/72157653933530454/with/19765334230/

Le Mirage arrive en salles le 5 août 2015.

RÉALISATEUR Ricardo Trogi

SCÉNARIO Louis Morissette

COLLABORATION AU SCÉNARIO François Avard

IDÉE ORIGINALE Louis Morissette

PRODUCTEUR Christian Larouche

COPRODUCTEUR Louis Morissette

PRODUCTEURE DÉLÉGUÉE Valérie Allard

DIRECTEUR PHOTO Jonathan Decoste

DIRECTEUR ARTISTIQUE Mario Hervieux

MONTEURS Yvann Thibaudeau  et Véronique Chaput

COSTUMES Valérie Lévesque

COIFFURE Nathalie Dion

MAQUILLAGE Virginie Boudreau et Sébastien Romero

SUPERVISEUR DE POSTPRODUCTION Erik Daniel

DISTRIBUTEUR Films Christal (sous-distribution Les Films Séville)

 

LIEUX DE TOURNAGE: Montréal et ses environs, Québec, Baie St-Paul et les Laurentides

SORTIE EN SALLES: 5 août 2015

DURÉE : 102 minutes

 

PATRICK LUPIEN Louis Morissette

ISABELLE Julie Perreault

ROXANNE Christine Beaulieu

MICHEL Patrice Robitaille

CHARLÈNE Alexandra Cyr

THOMAS Émile Boucher

MÉGANE Jasmine Lemée 

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Crédit photos : Réjeanne Bouchard