Showman – Il était une fois Anthony Kavanagh

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Anthony Kavanagh est enfin débarqué sur la scène de la Salle Albert-Rousseau où il retournera en supplémentaire le 23 avril prochain, pour y présenter son spectacle Showman – Il était une fois Anthony Kavanagh. Après avoir subi une embolie pulmonaire, raison pour laquelle il avait annulé son show à l’automne 2017, il revient en pleine forme et éclatant de santé.

Showman de Anthony Kavanagh
Showman de Anthony Kavanagh

Il commence le spectacle en feignant sa mort, pour une entrée remarquée. Le public représente les âmes qui descendront bientôt sur Terre. L’humoriste se fait un devoir de les avertir, de les conseiller et de les guider dans leur future vie d’humain en leur racontant certaines anecdotes cocasses de sa vie. Cette mise en scène est un prétexte idéal pour glisser des maximes d’auteurs ou de philosophes qui portent à réfléchir dans son texte.  Cet élan philosophique s’inscrit malgré tout moins bien dans un spectacle d’humour. Si cette mise en scène peut sembler originale à première vue, on constate que Kavanagh erre dans les mêmes thèmes que dans son  spectacle inédit de 2006, Les Démons de l’Arkange, où il incarnait un ange descendu du ciel pour mieux comprendre l’Homme.

Showman s’apparente plus à un spectacle de variétés qu’à un show d’humour. Kavanagh prend d’assaut l’occasion de s’adresser à un large public et se transforme, le temps d’une leçon de vie ou deux, en coach de développement personnel. Son texte est ponctué de moments très sérieux, même émotifs, où il rend des hommages aux gens qu’il aime et où il enchaîne les conseils pour une vie réussie. Drôle? Non. Intéressant? Cela dépend de nos attentes. L’homme aux multiples talents s’arment également encore une fois de ses nombreuses grimaces et mimiques devant un public qui en redemande. Reconnu aussi pour ses imitations farfelues, notamment celle des Sentinelles de l’air dont il nous a interprété un extrait, Anthony Kavanagh est physique et généreux sur scène.  Pour compléter son profil d’artiste complet et diversifié, il fait preuve d’un grand talent en chanson lorsqu’il fait un hommage à sa mère décédée. Ses capacités en musique s’étendent même jusqu’au beatbox où il excelle. C’est d’ailleurs une de ses marques de commerce avec son humour railleur avec laquelle il s’est fait connaître il y a 29 ans au Québec.

Malgré quelques blagues très drôles mêlées à un amalgame de techniques pour divertir, Showman est davantage un spectacle de variétés dans lequel la majorité des spectateurs y trouvent leur compte, mais sans en être renversés. Vu qu’il réutilise quelques gags et que le ton de certaines parties de son texte est très semblable à son one-man-show de 2012-2013, Anthony Kavanagh joue à domicile, une impression mi-figue mi-raisin ressort de Showman.

Crédit photo : Claude Dufresne