Le cinéma Le Clap, l’endroit de prédilection pour les premières du cinéma québécois!

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artisans du film Napoléon en apparte

Bien que le cinéma Le Clap présente des primeurs de tous les pays, en version originale et en version française, il est aussi l’endroit souvent choisi pour les grandes premières de films québécois, en présence des artisans qui ont participé à ce long métrage. Ils sont là pour répondre aux questions du public. Voici quelques films que j’ai vus récemment et les événements en grande première auxquels j’ai eu l’occasion d’assister.

Napoléon en apparte

Dimanche le 10 juin, c’était la première en présence des artisans du film québécois Napoléon en apparte,  réalisé et tourné à Québec par des acteurs de Québec. Pour l’occasion Jeff Denis, Philippe Savard, Maude Brochu (de Whisky Legs), Jean-Michel Girouard, et plusieurs autres artisans étaient présents à la fin de la représentation pour répondre aux questions du public.

Québec. 2018. 80 min (V.O.F.). Comédie réalisée par Jeff Denis. Scén. : Jeff Denis, Philippe Savard. Mus. orig. : Whisky Legs. Int. : Jean-Michel Girouard, Joëlle Bond, Maxime Robin, Denis Marchand.

SYNOPSIS

Napoléon Lebœuf est un trentenaire célibataire résidant dans un petit appartement du centre-ville de Québec. Ses discussions existentielles avec son ami Bartho et les parties d’échecs avec son père constituent son quotidien jusqu’à ce qu’il rencontre Joséphine, une séduisante et spontanée botaniste beauceronne. Malgré leurs personnalités contrastées, Napoléon et Joséphine tenteront, à travers un certain chaos, un rapprochement amoureux. 

Tournée entièrement à Québec par Jeff Denis, Napoléon en apparte est une comédie fantaisiste et poétique, sur les déboires d’un certain Napoélon en amour avec une certaine Joséphine.  L’histoire en soi du film est plutôt mince, mais ce long métrage est très divertissant, de par son originalité créative, sa trame sonore et son audace dans la réalisation.

Il est certain que d’avoir des comédiens que j’ai eu l’occasion de voir régulièrement dans nos théâtres à Québec, cela a ajouté à mon plaisir.

Ce que j’ai aimé le plus dans ce film c’est d’abord la musique de Whisky Legs qui est un personnage en soi et que l’on entend à profusion. Ce film nous donne le goût d’aller nous acheter cette musique du groupe Whisky Legs.  Ensuite, j’aime ce petit appartement aux dimensions irrégulières, au look vintage, au décor hétéroclite qui est filmé de manière à ce qu’on se sente coincé, en toute proximité, intimité avec les personnages et dans des tons et des teintes sépia qui donne un look vieillot.

J’adore aussi l’utilisation de phylactères, comme si on était dans une bande dessinée, alors que les 2 personnages se parlent dans un brouhaha musical tout autour. C’est génial comme idée.

J’aime aussi beaucoup la scène qui se passe dans la tente de camping avec comme éclairage des lumières de Noel. Encore une fois, c’est filmé en format très rapproché, et on a l’impression d’être avec eux dans la tente. C’est fantastique!

Cette comédie romantique est charmante avec un humour un peu absurde, des personnages hors norme qui nous font rires, et des blagues de cretons entre autres qui font sourire. Dernière chose que j’ai adoré et qui m’a distrait un peu de l’histoire ce sont les t-shirts de Bartho (Maxime Robin), où on peut lire des expressions et des pensées vraiment drôles…

Suite à la projection du film, Jeff Denis et ses acolytes ont répondu aux questions des gens dans la salle. Vu le budget minime de 200 000$ seulement, ces artisans ont fait preuve d’originalité, de flexibilité et d’audace pour créer leur film.

Ainsi, on apprend que les scènes avec un problème de son dans les dialogues, n’ont pas été reprises, mais plutôt, ils ont décidé d’ajouter l’utilisation de phylactères (bulles de bande dessinée)  pour créer ces scènes qu’on a tous adorées.

Pour ce qui est de l’originalité des T-Shirts de Maxime Robin, ce sont en fait des T-shirts qui existent en Europe et ont été commandés spécialement pour l’occasion.

Aussi, la musique de Whisky Legs a été créée dès la parution du scénario, et a évolué tout au long du tournage. Elle est un personnage faisant partie intégrante du film.

Les deux amies de Joséphine se sont transformées en pensées de Joséphine dans sa tête, au fil du temps. De plus, c’est grâce à de l’improvisation que ces scènes sont devenues ce qu’elles sont dans le film.

Finalement, le tournage s’est fait dans l’appartement de Philippe Savard, qui ressemble encore aujourd’hui à ce qu’on voit dans le film.

Pour ceux que cela intéresse, il pourrait y avoir une suite à ce film, mais on ne sait pas quand…

https://www.whiskylegs.com/

https://www.kfilmsamerique.com/fiches/napoleon-en-apparte.shtml

Le long-métrage est à l’affiche depuis le 8 juin au Clap, au Cinéma Lido de Lévis et au Cinéma des Chutes de Saint-Nicolas .

DEBBIE OCEAN 8

J’ai vu cette semaine, le nouveau film de la série de film Ocean, démarré en 2001, par  Steven Soderbergh. Après Ocean 11, 12 et 13, voici Debbie Ocean 8, la version féminine de ce film mettant en vedette Sandra Bullock, Cate Blanchett, Anne Hathaway

États-Unis. 2018. 110 min (V.F. de Ocean’s 8). Suspense réalisé par Gary Ross. Scén. : Gary Ross et Olivia Milch.

SYNOPSIS

Chez les Ocean, le crime semble être une affaire de famille. Debbie, la sœur de Danny Ocean, n’a pas une minute à perdre. Sa liberté aussitôt retrouvée, elle manigance déjà son prochain coup. Elle rassemble une équipe aux multiples talents afin de voler un collier estimé à 150 millions de dollars pendant le célèbre MET Ball – pour le Metropolitan Museum of Art – de New York.

Pour ceux qui ont vu Ocean eleven, créé en 2001 avec la belle brochette d’acteurs masculins, ils y verront énormément de similitudes entre ces deux films.  Au lieu de Danny Ocean (le très charismatique et débonnaire Georges Clooney) c’est sa sœur Debbie Ocean (joué avec aplomb et panache par Sandra Bullock) qui est le cerveau de ce vol spectaculaire planifié et elle recrute non pas 11 personnes, mais plutôt 8 participantes.  Oui, toute une istr

bution féminine pour ce plan audacieux de voler des bijoux ayant plus de 150 millions de dollars en valeur.

Tout comme le premier film, cela débute sur Debbie qui s’apprête à sortir de prison, qui a son plan qu’elle a travaillé dans sa tête durant son incarcération et elle a une petite vengeance personnelle qu’elle désire intègrer à ce plan. Avec l’aide de Cate Blanchett, son bras droit, qui n’est pas sans rappeler le personnage joué par le beau Brad Pitt du premier film, elles vont recruter les meilleures femmes dans leur métier respectif, pour faire partie de leur plan élaboré. Donc, avec la même structure de film que le Ocean eleven, et même avec en plus des petits rôles pour quelques-uns des acteurs du premier film, qui reviennent dans leurs personnages respectifs, on peut dire que cette suite est la meilleure parmi celles qui ont été produites après le succès de l’original.

Avec des dialogues punchés, des rebondissements inattendus, du suspens, de l’action et un plan complexe, mais que l’on réussit à suivre assez aisément, ce film atteint son objectif de nous divertir et nous faire apprécier le talent de ces actrices de renom pour la plupart. Anne Hathaway m’a agréablement surprise avec un personnage que je ne l’avais jamais vu jouer avant. Elle a une fibre humoristique que je ne lui connaissais pas.

Quand l’amour se creuse un tour, entrevue avec les artisans du film

QUAND L’AMOUR SE CREUSE UN TROU

Finalement, il y a le film Quand l’amour se creuse un trou qui doit sortir en salle le 15 juin prochain. Le Cinéma Le Clap a présenté en grande première avec tapis rouge, ce film québécois le 12 juin dernier.  Pour l’occasion, j’ai rencontré Robert Naylor, Patrice Robitaille et Ara Ball qui m’ont parlé du film. Mes entrevues sont disponibles ici :

https://info-culture.biz/2018/06/13/entrevue-artisans-film-lamour-se-creuse-trou/

Ce film, écrit et réalisé par Ara Ball, met en vedette Robert Naylor, France Castel, Patrice Robitaille et Julie Le Breton.

Synopsis
Montréal, juin 1995. Jeune délinquant, Miron fait la fête au lieu d’aller à l’école. Ses parents, tous deux professeurs d’université, forcent alors leur fils à les suivre à la campagne dans l’espoir que l’éloignement des distractions de la ville lui permette de se concentrer et de réussir finalement ses études secondaires. Après une semaine au chalet, Miron rencontre Florence, la voisine de 73 ans. C’est le coup de foudre entre les deux. Fortement en désaccord avec cette idylle amoureuse, les parents de Miron l’interdisent de revoir sa bien-aimée de 56 ans son aînée. Mais déterminé à vivre cette histoire d’amour jusqu’au bout, Miron prendra tous les moyens pour arriver à revoir Florence.

Dès le 15 juin, mon article qui parle de mon appréciation du film Quand l’amour se creuse un trou sera disponible sur ce site, ainsi que mon appréciation du film Otez-moi d’un doute qui prend également l’affiche le 15 juin au Clap.

Pour l’horaire de tous ces films au cinéma Le Clap ainsi que la liste des autres films présentés dans ce cinéma :  http://www.clap.qc.ca/