Le prix à payer (The High cost of living)

 

 J’ai vu, en grande première, sur invitation de presse, le film Le prix à payer (The High cost of living), un drame mettant en vedette Isabelle Blais Zach Baff et Patrick Labbé. Le film prend l’affiche aujourd’hui le 22 avril et mon entrevue avec Isabelle Blais se trouve dans la section Rencontres.

  

Synopsis

Tout commence par un accident. Henry (Zach Braff), au-dessus de la limite légale, fait une mauvaise manoeuvre et heurte Nathalie (Isabelle Blais). Paniqué, il se sauve, laissant Nathalie en pleine rue, sans connaissance, blessée et enceinte de huit mois. Nathalie reprend connaissance à l’hôpital pour découvrir que le bébé, toujours en elle, est mort. Son mari, Michel (Patrick Labbé) est incapable de faire face à cette tragédie et ne peut lui offrir le soutien dont elle a grandement besoin. Au moment où tout semble s’effondrer, elle tombe sur Henry – qui cherchait sa victime. Se gardant de lui révéler son secret, Henry devient pour Nathalie tout ce que Michel n’est pas – empathique, charmant et un peu fou. Elle trouve un soulagement auprès de cet étranger qui semble disposé à lui offrir refuge. Mais le passé d’Henry le rattrapera puisque l’enquête policière se rapproche de lui à grands pas. La confrontation inévitable de Henry et de Nathalie les forcera à tout remettre en question et à décider si le prix de la vie en vaut la chandelle.

 

Au niveau de l’atmosphère, pour son premier film, Deborah Chow a choisi une mise en scène sobre, des lieux pour la plupart sombres, et une musique discrète, mais appropriée pour refléter l’état d’âme de ces êtres qui combattent la douleur, le désespoir et la culpabilité. Les émotions représentent un personnage en soi dans ce film. Le public ne peut que souffrir avec Nathalie de son désarroi d’avoir perdu son bébé, tout en développant une sympathie pour Henry, ce chauffard rempli de remords qui tente de réparer sa vie et celle de Nathalie. Au fil du temps, le public découvre une chimie qui se développe entre ces deux êtres, malgré cet horrible accident qui les a fait se rencontrer. De plus, Deborah a délibérément choisi de mettre la ville de Montréal au centre de son histoire. Cette ville, elle la connaît bien, car elle y a étudié et elle voulait la montrer à sa manière. Elle l’a dépeinte de manière juste, avec ses groupes ethniques, le chinatown, le bilinguisme avec l’anglais comme langue première dans bien des quartiers, les rues de Montréal en hiver, avec son nightlife également. La différence entre les gens des quartiers francophones et ceux anglophones de Montréal. Un beau portrait assez réaliste de cette ville unique au Québec.

  

Au niveau de la distribution, Zach Braff qui est surtout connu pour son rôle plutôt comique dans la série américaine Scrubs, joue ici dans un tout autre registre, avec une crédibilité et une sensibilité palpable. Un acteur accompli et un rôle difficile qu’il maîtrise très bien. Isabelle Blais, que le public québécois admire pour ses performances d’actrice dramatique, se donne à fond dans ce rôle, avec une grande vulnérabilité et elle n’a rien à envier du talent de son acolyte. Une performance qui mériterait d’être récompensée, car en plus d’exceller dans son combat contre la déprime et le découragement, elle sait très bien défendre son jeu autant en anglais que dans sa langue maternelle. Patrick Labbé, le conjoint de Nathalie, qui a un rôle un peu plus effacé dans le film, dose son personnage juste à point pour nous le rendre tristement antipathique pour rendre crédible sa rupture avec sa femme.

 

 

La chanson du générique de fin est The Great Escape de l’auteur-compositeur-interprète canadien Patrick Watson.  C’est une chanson qui colle très bien à la fin du film. Je suis certaine que les gens dans la salle de cinéma, vont demeurer dans leurs sièges pour écouter la chanson et réfléchir sur leur propre réaction face à de tels évènements, si cela leur arrivait.

 Un film avec très peu de budgets, mais un film O combien efficace, bouleversant et troublant.

Pour avoir un avant-goût du film, il est possible de voir la bande-annonce et des extraits du film (en V.O.A) sur le site : http://highcost-thefilm.com/?page_id=74

 

Le film a été présenté au Toronto International Film Festival où il a remporté le SKYY Vodka Award for Best Canadian First Feature, prix pour la première œuvre canadienne. Il a aussi été présenté au Festival des Films du Monde 2010 et au Rendez-vous du cinéma québécois en février 2011, où il s’est mérité le prix du meilleur scénario.

 Il prend l’affiche le 22 avril au Québec, sera disponible sur Video on Demand aux États-Unis et prendra l’affiche à Los Angeles en Californie du 13 au 19 mai 2011.

 

Isabelle Blais (Nathalie)

Zach Braff (Henry)

Patrick Labbé (Michel)

Julian Lo (Johnny)

Aimee Lee (Wai Lin)

Pierre Gendron (Detective Lambert)

Sean Lu (Kenny)

Anick Lemay (Julie)

Nicole Braber (Lille)

Graham Cuthbertson (Ian)

 Mylène Savoie (Anna)

 Tony Robinow (Dr. Rosen)

Joujou Turenne (Nurse #1)

Kyle Switzer (Eli)

Ian Finlay (Paul)

Shan Chetty (Martin)

Anik Matern (Urban Wife)

 Victor Andres Trelles Turgeon (Student)

Paul-Antoine Taillefer (Medical Resident)

 Karine Lavergne (Pascale)

Mathew Mackay (Gavin)

Patrick Costello (Hipster)

Nicole Jones (Isabelle)

Qamar Abbas (New Father)

 Susan Bain (Nurse #2)

Paula Jean Hixson (Olivia)

 Valérie Ouimet-Chiriaeff (Sarah)

William Phan (Teenage Boy)

Richard Robitaille (Urban Bartender)

Robert Higden (Urban Husband)

 

Fiche technique

Réalisation et scénario : Deborah Chow

Production : Kimberley Berlin ; Susan Schneir

Producteurs exécutifs : Heidi Levitt ; Walter Klymkiw

Société de production : Suki Films

Distribution : Filmoption International

Équipe technique

Photographie : Claudine Sauvé

Conception visuelle : Susan MacQuarrie

Musique : Normand Corbeil

Montage : Jonathan Alberts ; Benjamin Duffield

Costumes : Annie Dufort

Conception sonore : Bruno Pucella

Distribution des rôles : Murielle La Ferrière ; Claude Brunet ; Heidi Levitt (USA)

  

http://highcost-thefilm.com/

 www.filmoption.com

 

 

crédit photos : Gratieuseté de Filmoption International