Quand souffle le vent du nord

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Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas, mais échangent des courriels. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant…

Savoureuse et captivante, cette comédie de moeurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.

Pour ceux qui recherchent une lecture d’été, rafraichissante, avec des personnages attachants et des dialogues savoureux, c’est ce petit bijou de livre qu’il vous faut. Naturellement, ce livre plaira plus aux femmes, ces romantiques et amoureuses de dialogues.

Ce roman, de style épistolaire, entraine le lecteur dans une conversation, parfois très intime entre deux êtres qui ne se connaissent pas et qui deviendront, au fil du temps l’ami imaginaire, le confident, la bouée de sauvetage, la seule raison de vivre. Nous devenons voyeurs de l’amour qui s’infiltre dans leurs conversations. Ils deviennent accros l’un de l’autre tandis que nous devenons accros de leurs discours. Personnellement, j’ai lu ce livre en deux soirées, et je ne voulais pas le laisser de côté. Encore quelques courriels, juste deux ou trois pages, je ne veux pas que cela arrête. Et la fin survient, avec ses rebondissements et son dénouement qui m’a laissée en manque pendant plusieurs jours. J’aurais tellement voulu en avoir une suite. Et bien l’auteur a reçu tellement de courriels pour une suite, qu’il a écrit un deuxième livre que j’espère bien pouvoir lire bientôt.

La plume de cet auteur m’a séduite immédiatement. Les personnages sont charmants et irrésistibles. Bien qu’Emmi est mariée et heureuse, on ne la condamne pas de rechercher l’évasion dans une relation virtuelle avec cet étranger, même qu’en tant que lectrice, on l’envie même parfois. Léo, conseiller en communication et assistant en psychologie du langage, séduit par ses mots, caresse de sa prose et la lectrice en tombe aisément amoureuse. Et le lecteur assiste à l’évolution de leur relation, un peu à l’image du Petit Prince et du renard. Ils se regardent (par des messages courriels où ils tentent de deviner les traits de l’autre, tout en gardant le mystère pour ne pas briser l’image qu’ils se sont faite l’un de l’autre), ils s’apprivoisent (ils parlent d’eux et découvrent leurs personnalités, leurs goûts, leurs passions) et ils s’amourachent sournoisement, mais assurément.

Ce que j’ai aimé le plus dans ce roman, c’est la qualité de l’écriture, la finesse de l’humour, l’intelligence et la profondeur des dialogues, l’ambiance qui se crée au gré des conversations, la sensibilité des deux êtres, mais surtout, tout ce qui se cache derrière ces mots échangés, tous les non-dits. À travers ces rapprochements virtuels, cette confiance qu’ils se donnent au fil des pages, on découvre leurs solitudes, leurs déceptions, leurs attentes, leurs attachants profonds l’un pour l’autre, qu’ils ont peine à s’avouer.

Un livre que je recommande grandement et dont j’ai vraiment hâte de lire la suite.

 

Daniel Glattauer

Né à Vienne en 1960, Daniel Glattauer écrit depuis 1989 des chroniques politiques et judiciaires pour le grand journal autrichien Der Standard. Il est également l’auteur de plusieurs livres dont Quand souffle le vent du nord, immense succès international. La suite paraît chez Grasset (et Hachette Canada) en 2011, La Septième vague.

Prix : 12.95$

348 pages

Livre de poche.   Sélection 2011 Prix des lecteurs

Édition : Hachette Canada

http://www.hachette.qc.ca/

 

Vidéo promotionnel avec extraits du contenu du livre http://www.dailymotion.com/video/xcob44_daniel-glattauer-quand-souffle-le-v_creation