Entrevues avec les artisans du film Sarah préfère la course

MauvaisAcceptableCorrectTrès bienExcellent (Donnez votre avis)
71
Chloé Robichaud la scénariste et réalisatrice, les acteurs Jean-Sébastien Courchesne, Sophie Desmarais et Geneviève Boivin-Roussy ainsi que la productrice Fanny-Laure Malo.
Chloé Robichaud la scénariste et réalisatrice, les acteurs Jean-Sébastien Courchesne, Sophie Desmarais et Geneviève Boivin-Roussy ainsi que la productrice Fanny-Laure Malo.

À leur retour de Cannes, et avec la sortie imminente du film Sarah préfère la course dans nos salles de cinéma au Québec (le 7 juin prochain), les artisans de ce magnifique film mettant en vedette Sophie Desmarais dans le rôle-titre, étaient de passage à Québec pour des entrevues avec les médias et pour présenter en avant-première ce long métrage tant attendu.

Voici mes entrevues avec Chloé Robichaud la scénariste et réalisatrice, les acteurs Jean-Sébastien Courchesne, Sophie Desmarais et Geneviève Boivin-Roussy ainsi que la productrice Fanny-Laure Malo.

 

 

 

Chloé Robichaud – réalisatrice
Chloé Robichaud – réalisatrice

Chloé Robichaud – réalisatrice

D’où vous est venue l’idée de cette histoire de course, qui n’est pas en fait un film sur la course, mais plutôt sur cette jeune femme au tournant de l’âge adulte? « Quand j’ai pensé à la course, j’ai trouvé que c’était une belle métaphore de la personnalité de ce personnage dont je voulais parler. Une fille plus renfermée, plus introvertie, mais aussi très concentrée. On le sait, Sarah fuit ses émotions. La course c’est sa passion, elle court vers un objectif. Et visuellement, je voulais filmer la course et le faire d’une façon, un peu à l’inverse de ce qu’on est habitué de voir dans des drames sportifs. »

Au départ, est-ce que tu savais qui tu voulais pour tes divers rôles? Comment s’est fait le choix de tes comédiens pour Sarah, Zoey et Antoine? « Les premières versions de scénario, je n’avais personne en tête. J’ai écrit seulement en pensant aux personnages. Mais après j’ai vu Sophie dans le film Décharge et je l’ai trouvé extraordinaire. Sophie parle avec le regard. C’est ce que j’ai remarqué dans ce film, où pourtant son rôle était bien différent de celui de Sarah. Elle a une intensité du regard qui est super pertinent. Et c’est ça que j’avais besoin, car Sarah ne parle pas avec les mots. Elle parle avec le corps et le regard. Jean-Sébastien, je le connais de par les courts-métrages qu’on a faits ensemble. Et j’ai quand même vite compris qu’il était parfait pour le rôle d’Antoine. Il marie bien l’humour et le drame. Il passe vite de l’un à l’autre et il est très attachant. Geneviève, je l’ai rencontré en audition et j’ai eu un coup de cœur pour elle. Il y a eu une chimie entre elle et Sophie lors de l’audition. C’est une beauté atypique, avec le regard intelligent. Ensuite, j’ai voulu travailler avec Hélène Florent, car je l’admire beaucoup comme actrice et Micheline Lancôt était mon prof à l’Université et je tenais à ce qu’elle joue le rôle du coach de course.» 

Pour la musique qu’est-ce qui a guidé votre choix du violon et du piano? « Je voulais une musique qui est un peu poétique, qui nous laisse flotter, pour les scènes de course. Au lieu d’avoir par exemple, une musique dynamique d’une scène sportive, on est plus dans une ambiance de laisser-aller. Mais au total, il n’y a pas beaucoup de musique dans le film. C’est beaucoup dans les scènes de course surtout, car c’est là que Sarah est surtout dans sa tête. »

Qu’est-ce que vous voulez que les gens retiennent de votre film? « J’espère qu’ils vont être charmés par un personnage qui est différent, d’abord. Je veux qu’ils retiennent que c’est surtout un film vers le passage de l’âge adulte, plus que sur la course. Et aussi, qu’il y a beaucoup de conséquences à nos rêves et à nos choix de vie et c’est cela que le film traverse avec Sarah. » 

Le personnage de Sarah semble être représentatif des jeunes de nos jours qui sortent des écoles et ne savent pas vers où ils s’en vont. Ils ont une passion, sans plus. Est-ce que Sarah est basée sur quelqu’un en particulier? « Il y a dans elle un peu de mon vécu, mais c’est surtout mes observations d’étudiants. Je l’ai écrit ce film, pendant que j’étais aux études à l’Université. Donc, le film est imbibé de mon entourage et de tous ces questionnements que les jeunes ont. Surtout quand on a un rêve particulier, comme celui de la course, qu’est-ce qu’on fait de nos vies? On aime quelque chose, mais est-ce que ce sera suffisant? C’est très angoissant un moment donné quand tu te rends compte aussi que tu as plein de responsabilités qui te tombes dessus. »

Sophie Desmarais dans le rôle de Sarah
Sophie Desmarais dans le rôle de Sarah

Sophie Desmarais:

Qu’est-ce qui vous attirait dans ce rôle de Sarah? « Quand j’ai lu le scénario, ce qui m’a attiré d’emblée, cela a été la grande sensibilité de cette fille versus son incapacité à s’exprimer verbalement. Et moi, ça m’émeut des gens qui sont remplis, chargés, et qui ne peuvent pas exprimer de façon charismatique ce qu’ils ont à dire dans le cœur. Et cette fille en plus, elle n’est ni séduisante, ni hystérique, ni hypersensible, ni méchante. C’est juste une fille sérieuse qui a des ambitions, de s’accomplir et qui va rencontrer les embuches de son rêve et va tester les limites de son corps. Et elle va ressentir les symptômes de son désir qu’elle a pour Zoey qui est très différente d’elle, ouverte, belle, charismatique, et qui ne se prend pas au sérieux, à l’opposé de Sarah. Donc de jouer ce rôle très différent de ce qu’on voit d’habitude et présenté en plus dans une mise en scène très particulière qu’on voit peu au cinéma, cela me plaisait beaucoup.» 

Quel a été ton plus grand défi dans ce rôle? « Le défi vient en fait de mon propre désir de faire en sorte que le spectateur soit complice de Sarah et que les personnages ne la comprennent pas bien. Je voulais donc que le spectateur sache ce qu’elle ressent, et je pense que ça passe bien à l’écran, mais il fallait que les autres personnages eux, ne la comprennent pas et c’était là le réel défi. Car cela demande beaucoup de subtilité et beaucoup de confiance aveugle envers ton metteur en scène pour être sûr que t’es filmé suffisamment pour qu’on le comprenne et aussi il faut faire confiance à ses yeux et à son cœur et à ce qu’on ressent pendant le tournage. »

Être à l’affiche dans deux films plutôt qu’un à Cannes cela doit être vraiment surréel… Est-ce que tu as un plan de carrière qui se dessine pour toi, maintenant que tu as toute cette visibilité?  « Non, pas du tout. Moi, tout comme Sarah, et c’est peut-être le seul point en commun que j’ai avec elle : Sophie préfère jouer. Tant que j’ai des rôles qui me font vibrer et me permettent de m’exprimer, je suis comblée. Que ce soit au Québec ou ailleurs, cela n’a pas d’importance pour moi, je n’ai pas de rêve de célébrité. Tout ce qui m’intéresse c’est de jouer. » 

Comment avez-vous aimé, trouvé l’expérience de Cannes? Avec deux films présentés à Cannes, avez-vous eu le temps d’en profiter? « Oui, j’ai eu le temps d’en profiter. Mais ce fut toute une adaptation, car dès la première journée, Chloé et moi, on a su qu’on était invité à la soirée d’ouverture. Et là, on avait Leonardo Dicaprio, Nicole Kidman et Steven Speilberg à côté de moi. C’était incroyable. On s’est beaucoup amusé, on a bu du champagne tous les jours. Mais c’est sûr que c’était beaucoup de travail de promotion. Mais j’aime parler avec le monde et j’ai fait de belles rencontres, au hasard. Ce sont des liens qu’on tisse, parce qu’on est vrai dans une conversation. C’est une erreur que d’être intimidé et ne pas prendre sa place dans ce genre d’évènement. Il faut être spontané et en profiter. Cela a été fabuleux comme expérience. »

Quels sont vos prochains projets? « Je vais entre autres travailler sur le prochain film de Chloé et bien sûr, je suis dans le film de Sébastien Pilote Le démantèlement.»

Jean-Sébastien Courchesne  dans le rôle d'Antoine
Jean-Sébastien Courchesne dans le rôle d’Antoine

Jean-Sébastien Courchesne

Qu’est-ce qui vous attirait dans ce rôle d’Antoine? « On a affaire à deux antihéros dans ce film et cela me plait beaucoup. On voit souvent les mêmes genres de personnages, qui commencent introvertis, ils vont finir par s’émanciper lors d’un élément déclencheur… mais dans ce film, ce n’est pas ça du tout. Donc, la singularité de mon personnage m’a beaucoup attiré. Et d’avoir une femme réalisatrice et scénariste et jeune, me plaisait beaucoup, car elle a une prise de parole qu’on n’a pas entendu souvent. »

Et est-ce que tu te sentais un peu seul de gars dans toute cette histoire, avec la productrice, la réalisatrice, les filles de course? « Cela aurait pu arriver, mais non, j’étais super bien, avec une équipe du tonnerre. J’aurais pu me sentir un peu à l’écart, pour diverses raisons, mais non, je me suis senti bien intégré et à ma place. J’avais surtout travaillé avec une gang de gars avant, alors c’est différent et j’ai bien aimé cela. »

Avais-tu travaillé avec elles avant? « Avec Chloé, j’avais déjà fait deux courts-métrages, mais c’était la première fois que je travaillais avec Sophie et je pense qu’on a eu une belle complicité… »

Qu’est-ce que tu appréhendais comme défi dans ton rôle : le Karaoké? La scène d’intimité? Ou de jouer le rôle du gars qui est amoureux, sans le dire, et sans trop le démontrer, mais assez pour que les gens dans la salle s’en rendent compte? « Justement sur ce dernier fait, on a eu beaucoup de discussions avec Chloé, à savoir qu’est-ce qu’on dévoile et quand est-ce qu’on le dévoile? Et est-ce qu’on donne de mauvaises pistes, question de surprendre les spectateurs? Et ça, on l’a fait avec beaucoup de rigueur et vu qu’on tourne les scènes dans le désordre, on se fiait beaucoup sur Chloé pour nous dire ce qui devait être dévoilé et ce qui ne devait pas l’être. Et c’est elle ensuite qui démêlait le puzzle. Sinon, ce qui a été le plus difficile, ben je dirais chanter, pour moi c’est déjà intimidant. Je trouve que c’est un acte très généreux de chanter, car on se dévoile beaucoup en le faisant. Et en plus, je ne suis vraiment pas un chanteur. Dans la voiture, ce n’était pas si mal, car je ne voyais que Sophie. Mais au party, là, j’avais tout le monde dans ma face. Je me souviens d’avoir eu un petit stress. Et même si je le sais que je chante mal, c’est dur de se le faire dire qu’on chante mal… Et pour la scène d’intimité, ça s’est super bien passé. Chloé voulait qu’on la répète avant, mais moi et Sophie on ne voulait pas, parce que pour les deux personnages, c’est la première fois qu’ils se touchent, avec une espèce de maladresse et on voulait garder cela nous aussi une première fois. D’ailleurs, c’est la première prise qu’on a gardée et qu’on voit dans le film, dans le long plan-séquence.»

Comment avez-vous aimé, trouvé l’expérience de Cannes? Est-ce que c’était ce que vous vous attendiez que ce serait?« Je ne sais pas si on peut vraiment s’attendre à ce que c’est. C’est difficile à figurer tant qu’on n’y est pas allé. Je pense que je m’attendais à ce qu’on soit moins bien traité, genre un traitement pour les vedettes et un traitement pour les autres. Mais on a vraiment été super bien traité, comme des stars. C’est un peu spécial. Il n’y a à peu près personne qui me connaît ici et en arrivant là-bas, les gens veulent des autographes, des photos avec moi. WOW! J’y ai pris plaisir, mais je prends ça avec un grain de sel… Et en plus, je n’étais pas certain que j’aimerais cela ce traitement glamour et tout, bien que Cannes soit le festival le plus prestigieux pour moi. Mais finalement, c’est deux semaines dans une vie, alors profites-en donc pis c’est tout! Alors, j’ai joué le jeu et j’ai vraiment aimé cela. »

Quels sont vos prochains projets? « Je n’ai rien en cours présentement, mais j’ai deux autres films qui vont sortir cette année. Diégo star, de Frédérick Pelletier, tourné en grande partie à la Davie de Lévis, sinon, il y a aussi la Ferme des humains de Karaman qui devrait sortir cette année aussi. Donc, avec trois films en 2012, ça devrait me donner de la visibilité et peut-être la possibilité d’intéresser d’autres réalisateurs pour travailler avec moi.»

Geneviève Boivin-Roussy dans le rôle de Zoey
Geneviève Boivin-Roussy dans le rôle de Zoey

Geneviève Boivin-Roussy

Qu’est-ce qui vous attirait dans ce rôle? « Ce que j’aimais du personnage de Zoey, c’est qu’elle aime tout dans la vie. Elle veut découvrir le monde. Et le fait aussi qu’on me permette de m’entrainer pour la course, pendant six mois avant le tournage, je me suis trouvé vraiment choyée. Et aussi, j’aimais la scène où je devais chanter une chanson de Diane Dufresne et ça pour moi, c’était vraiment exceptionnel à jouer. »

C’était un défi pour toi de chanter Diane Dufresne en Karaoké? « Oui c’est sûr. J’ai même suivi des cours de chants, car je ne chantais pas du tout. Et cela était mon plus grand défi, car il fallait que les gens y croient. Il fallait que je m’abandonne. Et le chant, même si on prend des cours, il faut une technique vocale, pour qu’on te prenne au sérieux et qu’on soit ému, il faut que tu l’assumes, même si tu chantes faux.»

C’est le premier long métrage de Chloé, comment c’était de travailler avec elle?  « J’avais déjà fait un court-métrage avec elle, Chef de meute avant. Et ensuite, je l’ai suivi dans ce film et maintenant, elle fait comme partie de ma famille. Je suis très fière d’elle. Elle a une assurance, une maturité, une sagesse énorme pour ses 25 ans. Je la trouve très inspirante. J’aime discuter avec elle. Elle est brillante et elle va faire évoluer le cinéma, c’est certain. » 

Et Sophie, est-ce que tu avais déjà travaillé avec, car vous semblez avoir une belle chimie entre vous deux? On croit vraiment à votre amitié. « J’ai étudié à l’école avec Sophie et elle a terminé 3 ans avant moi. C’est une actrice que j’admire et que je trouve formidable et c’est une très bonne amie à moi aussi. Et de jouer son amie c’est vraiment fantastique, puisqu’on est vraiment amies. »

Parle-moi de la scène dans la chambre à coucher de Zoey, où Sarah et elle discutent ensemble. « Ceci n’est pas très clair par rapport à Zoey. On sent que Sarah intrigue Zoey et l’affectionne énormément. Zoey est probablement celle qui est capable d’aller chercher Sarah. Elle s’ouvre un peu avec elle. Sarah est touchée de la lumière de Zoey. C’est plus clair pour Sarah qu’elle est attirée par Zoey que l’inverse. Même si rien ne se passe, on peut penser que dans quelques années, Zoey va se rendre compte que… mais en fait, Zoey aime charmer d’abord, un homme ou une femme, peut importe. Mais elle affectionne beaucoup Sarah.»

Quels sont vos prochains projets? « Je travaille sur la série O présentement, et c’est pour cela que je n’ai pas pu me rendre à Cannes avec eux. Mais je les ai suivi tout le long là-bas. Et je fais partie de la distribution du prochain film de Denys Arcand, Deux nuits. »

La productrice Fanny-Laure Malo
La productrice Fanny-Laure Malo

La productrice Fanny-Laure Malo :

Comment est venue cette collaboration entre Chloé et toi pour produire ce film? « J’ai rencontré Chloé à l’Université Concordia. On a travaillé sur les films de l’une et l’autre. Elle a fait la photo dans un de mes films, j’ai joué dans l’un de ses films. C’est vers la fin de la deuxième année, début de la troisième année que Chloé est arrivée avec le synopsis du scénario de Sarah, de 35 pages. Elle voulait que je produise son premier long métrage. On a donc travaillé sur le scénario à l’université, puis, on est allé se perfectionner à l’INIS :  elle, en réalisation et moi, en production. Et avant de me lancer dans un premier long métrage, j’ai voulu tenter ma chance à produire des courts-métrages d’abord et si la dynamique fonctionne, alors cela veut dire qu’on est assez forte pour se lancer dans l’aventure. Donc, j’ai produit le court-métrage, Maternelle puis Chef de meute et en même temps, j’essayais d’avoir le financement pour le long métrage. Et Chef de meute est arrivé au bon moment, alors qu’on tentait pour la 3e fois à la SODEC. Donc, ce fut le coup de pouce qu’il fallait pour avoir du financement. »

Quel a été le plus grand défi pour toi? Surement le financement? « C’est certain. Même si Chloé me confirme qu’elle a fait le film qu’elle voulait faire, sans avoir de compromis. C’est le plus grand compliment qu’elle peut me faire, car si j’ai réussi à lui donner tous les outils, alors tant mieux. Car au départ, j’avais budgété 2 millions pour le film, puis on a diminué à 1.5 million et finalement, on a eu 900 milles pour le tourner. J’ai donc dû faire beaucoup de sacrifice, mais sans que cela réduise Chloé. Je ne voulais tellement pas qu’elle se brime. J’ai donc dû couper dans le personnel que j’aurais engagé pour m’aider. Alors, j’ai fait la comptabilité, je me suis battu pour tous les droits musicaux, j’ai négocié tous les contrats, et les lieux de tournage. C’était donc le défi d’être sur tous les fronts. » 

Parle-moi de l’entrainement que les filles ont suivi pour la course? « Je dois d’abord lever mon chapeau aux comédiennes, Sophie, Geneviève et Ève (Dansereau), qui ont commencé l’entrainement, six mois avant le tournage, alors qu’on n’avait reçu aucun financement encore. Elles auraient pu ne pas être payées, car on ne savait pas si on aurait le financement. C’est une chance qu’elles ont pris de le faire quand même. C’était 2 heures par jour, tous les jours pendant six mois. Elles apprennent d’abord la technique de course. Puis, il y a le feeling de courir en groupe, auquel il faut s’habituer. Et elles devaient apprendre à respecter la vitesse de course des coureurs de fond. Ces coureurs sont vraiment vites. On dirait qu’ils font des sprints. On voulait donc que les filles respectent cette vitesse-là. Elles ont réussi, sur de plus courtes distances quand même, mais elles ont atteint l’objectif. » 

Donc, d’aller à Cannes, ce fut surement une belle surprise, après tout le travail que vous aviez accompli? « J’ai tellement pleuré quand on me l’a annoncé. Quand on donne tellement dans un projet, et qu’on espère juste que le film fera une semaine dans deux salles de cinéma. Et là, qu’on m’annonce qu’on ira à Cannes, alors tout ce travail prend un sens, une dimension complètement autre. Un vrai cadeau de la vie!» 

Donc, une prochaine collaboration avec Chloé? « Oui, en fait Chloé est dans la dernière phase d’écriture sur le prochain, pour le déposer à l’automne aux institutions et pouvoir peut-être tourner dans un an. » 

Sarag préfère la course!
Sarah préfère la course!

Le film Sarah préfère la course prendra l’affiche dans nos salles de cinéma, le 7 juin prochain.

 

Sarah : Sophie Desmarais

Antoine : Jean-Sébastien Courchesne

Zoey    : Geneviève Boivin-Roussy

Mère de Sarah : Hélène Florent

Entraineure McGill : Micheline Lanctôt

Père de Sarah : Benoît Gouin

Fanny : Ève Duranceau

Sean : Pierre-Luc Lafontaine

 

RÉALISATEUR

Chloé Robichaud

SCÉNARISTES

Chloé Robichaud

PRODUCTEURS

Fanny-Laure Malo

STUDIO DE PRODUCTION

La Boîte à Fanny

DISTRIBUTEUR AU QUÉBEC

Les Films Séville

 

Crédit photos : Lise Breton