Tao : Seventeen Samouraï et l’empreinte d’un passé légendaire!

MauvaisAcceptableCorrectTrès bienExcellent (Donnez votre avis)
30
TAO
TAO

C’est le 21 janvier 2016 que Tao, une troupe de tambours japonais reconnue mondialement, nous a propulsés en Asie en réveillant à grands coups de baguettes une tradition nippone bien campée dans l’Histoire. C’est au Grand Théâtre de Québec qu’une salle pleine de curieux a pris son envol pour Tao : Seventeen Samouraï, un voyage dans un univers où les créatures mythiques et le courage des guerriers ont façonné le passé. La scène artistique orientale s’en inspire et fige le mouvement, les couleurs et le rythme dans une Asie moyenâgeuse qui fascine l’Occident.
Mais Tao n’est pas seulement un groupe de tambourineux, ce sont des artistes multidisciplinaires excellant en musique, mais aussi en interprétation et en arts martiaux. Ces athlètes complets font vibrer la salle, de la plus petite peau tendue jusqu’à leur gigantesque tambour (appelé taiko). Dans Tao : Seventeen Samouraï, la stridence de la flûte de bois (appelée fue) et la grâce de la harpe japonaise (le shamisen) nous bercent aussi au gré des sons sacrés qui ont marqué les générations japonaises dans une harmonie et une synchronisation parfaites. La délicatesse et la lenteur du

TAO_solo
TAO_solo

mouvement s’opposent à l’acharnement et à la puissance de l’impact du bois contre le cuir des tambours. Dans cette bataille incessante entre la finesse et la frénésie, le spectateur est toujours vainqueur.
Les artistes utilisent les arts martiaux comme prétexte à la chorégraphie et marient le maniement des armes et la danse pour reproduire un affrontement. L’éclairage est particulièrement réussi lors des échanges entre des guerriers qui manœuvrent des bâtons (appelés j?) qui reflètent la lumière et créent un effet stroboscopique. Tout au long du spectacle, d’étonnantes prouesses physiques et de démonstrations d’adresse contribuent à aux longues ovations des spectateurs, à l’entracte et à la fin de cette soirée mouvementée. Leurs applaudissements incessants les gardent plus que réveillés et ajoutent presque une trame de fond d’une autre sorte de percussions.

Les costumes ont été créés par Junko Koshino, l’une des créatrices de mode japonaise les plus acclamées. Elle actualise le look des samouraïs et contribue à moderniser la mode traditionnelle japonaise. Parfois douteux, les costumes dans Tao : Seventeen Samouraï, ils sont malgré tout toujours typés et théâtraux. Tout comme les mimiques des artistes par lesquelles sont véhiculées toute la passion et le plaisir qu’ils ont à nous divertir. Personne ne peut être indifférent à autant d’énergie.
La rigueur et la discipline qu’on prête au peuple nippon donne naissance à un spectacle haut en couleur, généreux, sans temps mort ni pour les artistes ni pour le public.