Eliza Eleven: Un vent de renouveau pour Bet.e

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Eliza Eleven

C’est dans l’ambiance intime et feutrée du Vieux Bureau de poste de Lévis que j’ai eu l’immense plaisir le 11 novembre dernier, d’assister au tout
premier spectacle d’Eliza Eleven.

Eliza Eleven c’est le nouveau projet de Bet.e (Elizabeth Provencher) membre fondatrice du célèbre duo Bet.e and Stef, connu internationalement et ayant fait leur marque dans le style Bossa – Jazz.  Acclamés par la critique, leurs albums Jazz-Bossa Nova (2000) ainsi que Day by Day (2002) se sont écoulés à plusieurs milliers d’exemplaires.
Le duo, dont le style de musique vogue aux rythmes chauds et sensuels du Brésil, a évolué ainsi durant plusieurs années avant de prendre la décision d’effectuer un virage « solo » en 2004.  Toujours bien ancrée dans ses racines jazz-bossa, la chanteuse a profité de ce parcours pour nous offrir son album solo intitulé b.coming, paru en 2009.

Ce fut le début d’une nouvelle aventure.

Celle-ci nous revient donc en 2017 afin de nous présenter son nouveau projet Eliza Eleven.
Nul hasard que ce tout premier spectacle nous soit présenté le « 11 du 11 » car pour Elizabeth, le 11 c’est le nombre de sa destinée.
Ce chiffre a une connotation très particulière pour la chanteuse.  Le 11, elle le porte en elle depuis des années…tout comme elle porte en elle ce tout nouveau projet.

C’est dans une version épurée, acoustique,  avec son nouveau complice Gilberto (le guitariste Pierre Guilbert, qui a prêté main forte à Elizabeth au niveau des accords des nouveaux arrangements d’Eliza Eleven) que la chanteuse nous offre une version remixée sur des airs bossa-nova et jazz, des grands succès des années 70-80 tels que:

– Tears for fears (Change)
– Heart (Crazy on you)
– Journey (Who’s crying now)
– Styx (Suite madame Blue)
– Scorpion (Still loving you)
– Yes (Roundabout)
– The Police (Synchronicity II)
– Hall and Oats (Kiss on my list)
– Pink Floyd (Us and Them)
– Dooby Brothers (What a fool believes)

En plus de ces grands classiques revisités, on a droit à des pièces puisées dans des répertoires aussi variés que :

– Henri Salvador (Mon jardin d’hiver)
– Bet.e (A mon réveil)
– Antonio Carlos Jobim (Garota de Ipanema)

La reprise de cet amalgame de succès nous transporte dans un tourbillon de souvenirs.

Durant l’interprétation de Who’s crying now, l’adolescent en nous refait surface… Un réel voyage dans le temps en 1981…
On est transporté vers un chaud vendredi d’été, la cloche de l’école sonne, c’est le début des vacances.  C’est la légèreté, le bohneur retrouvé.

L’interprétation de Change, tiré de son groupe phare Tears for Fears est vraiment très réussi.

Ce fut aussi une belle surprise que d’avoir fait le choix d’interpréter la très belle pièce Mon Jardin d’hiver d’Henri Salvador. Romantique à souhait, cette pièce cadrait bien avec les belles notes jazzy et sensuelles.

Bref, un éventail de succès choisis de façon audacieuse.

Les arrangements sont tout à fait exceptionnels.  Il faut entendre l’interprétation de la nouvelle mouture de Roundabout du groupe Yes.  Un aller – retour entre les riffs de guitare originales et remixées.  Quel bel enchaînement !

Tout au long du spectacle,  la chanteuse est bien présente avec son public. Elle est généreuse et nous partage quelques anecdotes de vie…
Dont celle qui est à l’origine du projet Eliza Eleven. C’est son complice Gilberto qui a eu l’idée de lui présenter de nouveaux arrangements fait sur des pièces de Bet.e and Stef.  Séduite par ce son nouveau, il n’en faut pas plus pour que le duo se penche sur la planche à dessin en revisitant plusieurs succès sur de nouvelles notes à saveur jazzy et bossa.

Audacieux comme concept ? Oui !  Mais combien réussi…   Sting apprécierait sûrement lui-même la relecture de son grand succès Synchronicity 2.

Eliza Eleven: 11 fois bravo pour ce nouveau projet !

 

Pour demeurer à l’affût des nouveauté:

Facebook: Eliza Eleven

www.elizaeleven.com

Beaulieu Artistik Management

Facebook: GilbertoBossaNova

Crédit photo : Justin Dallegret