Le tatouage

Le tatouage

Pan Bouyoucas, dans son roman Le tatouage, présente le monde de  manière on ne peut plus sombre. Les personnages du roman servent de  miroir à une réalité qui est perçue à travers le prisme de ce que nous transmettent les médias d’information tous les  jours. Mensonge, dissimulation, fourberie, abus, on croirait vivre dans un monde qui s’effondre.

Ou sur le point de s’effondrer.

 Étonnamment ce sont surtout les hommes qui jouent le rôle de méchants. L’homme qui est présenté par le biais de la perception des femmes comme le mâle abruti salivant à la vue d’une d’elles et n’ayant pour tout objectif de s’en servir pour assouvir ses instincts sexuels.

 Mais c’est quand même l’ensemble du fonctionnement du monde qui est décrit par Pan Bouyoucas. La bible nous parle de l’arbre de la connaissance dans le jardin d’Eden, Bouyoucas nous présente un rosier de la paix. Deux illusions  à deux-mille ans de distance.

 Un geste somme toute banal transforme pourtant la vie jusque-là tranquille de Zoé, une jeune Montréalaise de 22 ans. Celle-ci se fait un jour tatouer, sous le nombril, une rose jaune qui se développe par la suite jusqu’à devenir un rosier qui envahit son torse. À quoi tient ce phénomène étrange? Le tatoueur n’en sait rien, et les nombreuses personnes que Zoé consulte à ce sujet proposent des explications qui varient en fonction de leurs intérêts et de leurs perceptions. Zoé se voit dès lors entraînée dans une série d’aventures qui la conduisent de Montréal jusqu’en Côte d’Ivoire.

Dans ce roman qui tient à la fois du thriller et du conte philosophique, Pan Bouyoucas jette un regard lucide sur notre monde et ses illusions. De quoi méditer longtemps.

D’abord paru en anglais sous le titre The Tattoo (Cormorant, 2011), le roman a été traduit par Hélène Rioux.

 

Pan Bouyoucas

 

Tout en travaillant comme critique cinéma, journaliste et traducteur, Pan Bouyoucas a écrit huit romans et autant de pièces de théâtre traduits en plusieurs langues et souvent primés. Il a entre autres été finaliste au Prix du Gouverneur général, en 2001, avec L’autre (Les allusifs, 2001) et lauréat du Prix des collégiens, en 2005, avec Anna pourquoi (Les allusifs, 2004). Pan Bouyoucas a souvent été invité comme conférencier au Canada et à l’étranger.

 

Nombre de pages : 199

Prix suggéré : 24 $

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