Entrevue avec Sébastien Pilote pour le film La disparition des lucioles présenté au FCVQ 2018

MauvaisAcceptableCorrectTrès bienExcellent (Donnez votre avis)
99
Sébastien Pilote et Olivier Bilodeau

Le Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) se tiendra du 13 au 22 septembre 2018.  Pour cette 8e édition, Olivier Bilodeau, directeur de la programmation, a convié les médias au dévoilement de cette grande fête de cinéma qui nous propose à nouveau des films de répertoire, populaires ou indépendants, pour tous les goûts. Également, le réalisateur Sébastien Pilote, dont le film La disparition des lucioles sera présenté lors de la soirée d’ouverture du 13 septembre, était sur place pour répondre à nos questions.

Mon entrevue avec Olivier Bilodeau est disponible via ce lien : http://info-culture.biz/2018/08/23/entrevue-olivier-bilodeau-programmation-fcvq-2018/

Les lucioles illumineront la ville de Québec!

La disparition des lucioles, troisième opus du réalisateur primé Sébastien Pilote, lancera les festivités de l’édition 2018. Cette œuvre du Saguenéen, produite par Bernadette Payeur et Marc Daigle, a déjà rayonné à Karlovy Vary (considéré comme l’événement cinématographique le plus influent de l’Europe centrale et de l’Est) et au TIFF. C’est avec fierté que le FCVQ projettera le film en première Québécoise lors de sa soirée d’ouverture, le jeudi 13 septembre à 20 h à la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm (lire le communiqué complet). Pour l’occasion, Sébastien Pilote foulera le tapis rouge accompagné de membres de sa distribution : Karelle Tremblay, Pierre-Luc Brillant, Luc Picard et Marie-France Turcotte.

SYNOPSIS : C’est bientôt l’été et la fin des classes dans une ancienne ville industrielle au bord d’une baie. Léo, une jeune fille insatisfaite, rencontre Steve, un homme plus âgé, guitariste reclus et sans ambition. Léo vit avec sa mère et son beau-père, Paul, un animateur de radio populiste qui a poussé à l’exil dans le Nord l’homme qu’elle admire, Sylvain, le père dont elle s’ennuie, et ancien chef syndical déchu. Étrangère dans son propre monde, frustrée et en colère, c’est dans sa relation équivoque avec Steve, au rythme des leçons de guitare et de son nouveau boulot d’été, qu’elle pourra trouver une sorte de réconfort et amorcer sa fuite.

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Sébastien Pilote sur son film et sur cette belle opportunité de faire partie de l’ouverture du festival à Québec.

C’est votre troisième film, après l’histoire du vendeur, puis de l’éleveur de moutons, j’ai l’impression que ce film-ci est différent. Il y a 2 personnages centraux tout d’abord à ce que je comprends. Parlez-moi de ce que vous vouliez faire avec ce 3e film? Écoutez sa description_du_film

Cette fois-ci, vous mettez en scène une jeune fille plutôt qu’un homme. Est-ce plus difficile à écrire dans ce cas-ci? «Non, car en fait avec ce film, je voulais parler de mon état d’esprit. Comment moi je me sens au Québec aujourd’hui, politiquement parlant, au sens large. J’ai donc transposé mes idées, dans ce personnage. Le regard qu’elle porte sur la vie, sur les choses, c’est un peu le mien en fait. Elle vit dans un monde très cynique. Elle a un regard cynique, mais elle est lasse, épuisée d’avoir ce regard sur le monde. »

Racontez-moi un peu en gros les bases de l’histoire du film. Écoutez-le resumer_le_film.

Vous avez décidé de tourner ce film au Saguenay, d’où vous venez, pourquoi? « C’est sûr que le fait que j’habite à Chicoutimi, même si mon travail m’amène à beaucoup être à Montréal, il est essentiel pour moi de pouvoir tourner dans ma région. Mes deux premiers films ont été tournés au Lac St-Jean. Mais cette fois-ci, je tournais vraiment dans ma ville, à Saguenay. J’ai voulu reconstruire une ville imaginaire dans ma propre ville. Donc, Léo (Karelle) vit devant une baie.  Quand tu vis devant une baie, il y a deux manières de voir le monde. C’est soit un cul-de-sac ou une ouverture sur le monde. Donc, pour Léo, c’est un cul-de-sac. On a donc tourné beaucoup à La Baie, mais aussi on s’est servi de plusieurs décors de Chicoutimi, Jonquière, Arvida. On a aussi utilisé plusieurs personnes du coin pour des petits rôles et de la figuration. »

Sébastien Pilote

Et maintenant c’est votre film qui lance les festivités du FCVQ. Vous accueillez cela comment? « Évidemment, c’est une très bonne nouvelle. C’est un honneur et un privilège. Mais aussi une super belle opportunité, et une belle visibilité parce que notre film sort officiellement en salle le 21 septembre, donc la semaine après le début du festival. Donc, d’être sélectionné pour l’ouverture du festival à Québec, et en plus d’être présenté aussi au TIFF à Toronto tout juste avant, cela donne une belle visibilité autant au Québec que pour l’international. »

Vous avez déjà été invité comme conférencier au CAMPUS et comme ancien juré de l’édition 2014. Qu’en pensez-vous de notre festival? «C’est un festival que j’ai vu grandir, évoluer. Il commence à montrer tout son potentiel. Ils l’exploitent bien, et ils n’ont pas fini de nous surprendre. La ville de Québec offre un cadre magnifique pour un festival de film, autant par ses ressources, par ses hôtels, restaurants, ses salles de spectacles, et avec son cœur en plein centre de la place d’Youville, c’est parfait! Depuis une couple d’années, le festival prend forme de plus en plus et on voit l’engouement des cinéastes de plus en plus à vouloir venir.»

En plus de présenter votre film, au FCVQ pensez-vous avoir le temps de participer à divers événements du festival? «Je serai à Toronto les 11 et 12 septembre pour le TIFF, puis je serai ici à Québec le 13 pour le festival, je dois ensuite aller à Chicoutimi le 14 pour présenter mon film aux gens de ma ville. Et le 17 c’est la première à Montréal. Mais si possible, après, le 18-19 j’aimerais bien revenir pour voir des films, participer à des activités. »

La disparition des lucioles, réalisé par Sébastien Pilote et produit par Bernadette Payeur et Marc Daigle prendra l’affiche partout au Québec le 21 septembre 2018. Troisième long-métrage du réalisateur Sébastien Pilote, La disparition des lucioles met en vedette Karelle Tremblay, Pierre-Luc Brillant, Luc Picard, François Papineau et Marie-France Marcotte.

Le FCVQ se tiendra du 13 au 22 septembre 2018

Horaire complet disponible ici

crédit photos : Réjeanne Bouchard