Piaf à la salle Albert-Rousseau

 

 

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C’est mardi le 26 octobre 2010 qu’était présentée à la salle Albert Rousseau la biographie musicale « Piaf ». En principe, celle-ci devait être la continuité du spectacle présenté à Rosemont l’été dernier. Cependant, à 10 jours de la présente représentation, on a appris que Sylvie Drapeau, qui devait interpréter le rôle-titre, a été contrainte à abandonner la troupe pour des raisons de santé. On a donc fait appel à Dominique Leduc, celle qui initialement interprétait Momone, l’amie de Piaf, pour incarner la Môme…

Le spectacle raconte de façon chronologique les grandes étapes de la vie le la Môme, de ses débuts dans la rue, sa rencontre avec Louis Leplée qui lui donnera sa première chance, ses conquêtes amoureuses, ses agents, sa conquête de l’Amérique, sa rencontre avec Marcel Cerdan, l’amour de sa vie, puis sa descente aux enfers, son attirance pour la bouteille et sa dépendance envers la drogue, jusqu’à sa mort à 47 ans.
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On nous interprète quelques chansons durant le spectacle, chronologiquement de  « Les Mômes de la cloche » à « Je ne regrette rien », en passant entre autres par « La goualante du pauvre Jean » et « À quoi ça sert l’amour ».
 
La pièce est basée sur l’œuvre de Pamela Gems, avec une mise en scène de Jacques Rossi. Parmi les autres comédiens, on retrouve Sébastien Dodge, Francis Durocher, David Fontaine, Jean-Bernard Hébert, Robert Lalonde, Renée Cossette (qui remplace Dominique Leduc), Michel-Maxime Legault, Myriam Poirier, Marc-André Poliquin, Marcel Pomerlo et François Trudel.
 
Avec si peu de temps pour préparer un tel rôle et bien que Dominique Leduc possède une expérience et une feuille de route en théâtre bien garnie, on ne s’attendait donc pas à un miracle de la part de la comédienne. Bien qu’elle n’ait pas tout à fait le gabarit pour interpréter la frêle Édith Piaf, j’ai tout de même été surpris qu’en peu de temps, elle parvienne à jouer le rôle de façon bien sentie. Elle a tout de même réussi à bien rendre les émotions et l’énergie et même parfois l’humour de son personnage. Les choses se sont avérées plus difficiles lors des passages chantés. Bien que la comédienne ait elle-même interprété quelques chansons au début du spectacle, on a dû faire appel à des bandes préenregistrées pour les autres. Pas évident, le lypsynch en direct sur scène…
 
Mais puisqu’on a décidé, compte tenu des circonstances, d’utiliser ces bandes préenregistrées, pourquoi n’en a-t-on pas profité pour faire appel à une voix qui aurait pu transmettre davantage l’authenticité et la puissance d’Édith Piaf ? Il me semble que cela aurait insufflé plus de crédibilité à la production…

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Les décors utilisés par la production sont originaux, disposant une série de grands cadres inclinés à différents angles les uns derrière les autres, avec des plans inclinés différents sur lesquels évoluent les comédiens. Le tout est appuyé par des projections de décors en arrière-scène.
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Peut-être que l’absence de Sylvie Drapeau a rendu le reste de la distribution nerveux, mais on ressort déçu de l’interprétation de plusieurs des comédiens de la troupe. Je dois tout de même féliciter Renée Cossette qui se tire très bien d’affaires dans son rôle de Momone, elle qui a aussi été appelée à entrer dans la troupe pratiquement à la dernière minute pour remplacer Dominique Leduc à pied levé.
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Le spectacle qui prenait l’affiche à Québec hier poursuit sa tournée québécoise dans 27 autres villes jusqu’au 26 février 2011…



crédit phots : Claude Ouellet
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